‹ Le renégatChapitre 18 sur 334 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

gnards de tout âge et de tout sexe, population errante exilée de sa terre natale.

Ces malheureux ont fui des environs de Lutève déjà saccagés par les Musulmans ; les uns vont chercher un asile aux rives du Liger ; d'autres ne pouvant se résoudre à quitter les Cévennes, se font descendre avec des cordes et munis de provisions dans les gouffres des volcans éteints (^i).

Sans se faire connaître Ezilda demande à plusieurs de ces infortunés quels hameaux ils ont désertés. — (f Hélas ! répond l'un d'eux , » nos hameaux n'existent plus , ils se sont » trouvés placés sur le passage d'Agobar. — » Et les milices de Charles Martel?... s'écrie » la princesse. — Ont péri, répond un vieil-

(i) Dans le département de l'Aveyron, les montagnards installent leurs bestiaux et leurs conducteurs au fond de ces vastes abîmes. Ils y descendent par le moyen de très-longues cordes , et y passent l'hiver entier à l'abri du froid qui est excessif en leurs contrées. (Voyez Statistique de l'Aveyron , par J. Peuchet. )

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