‹ Le renégatChapitre 220 sur 334 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

roïne de Lutève aperçoit en pleine mer de nombreux vaisseaux voguant à pleines voiles vers les cotes. Leur pavillon mahomëtan se déploie dans les airs avec orgueil. Cette escadre arrive d'Espagne ,• et sans doute ce sont de nouveaux renforts , de nouvelles troupes , que le puissant calife Abdérame envoie au chef de ses armées.

Ézilda montre la flotte au jeune Alaor ; le Sarrasin pâlit, et l'effroi se peint sur ses traits. « — Je reconnais le pavillon d'Athime , » s'ëcrie-t-il. La perfidie , un projet funeste , » peuvent seuls attirer en ces lieux le mortel » ennemi d'Agobar, »

La fille de The'cbert est sortie du temple : l'épouse de l'Erèbe avait commencé sa course nocturne : Ézilda traverse la plaine de Calmor et prend la route des Cévennes. Elle marche en un profond silence. L'horrible tourment qui déchire son ame ne l^ui permet plus ni ré-

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