‹ Le renégatChapitre 246 sur 334 · LIVRE IX. i · texte numérisé non relu

LIVRE IX. i

Les sanglots du jeune soldat interrompent le discours du prince : « — Moi, t'abandon- » ner ! dit Alaor avec l'accent du désespoir; » moi, retourner parmi tes ennemis!... et tu » as pu m'adresser ces mots !... Ah I tu ne sais » donc point aimer ! tu n'as donc jamais » connu mon cœur! »

La douleur le suffoque,., de sa main il couvre ses yeux : « — - Non, poursuit-il d'une voix » entrecoupée, jusqu'à ta dernière parole je » n'avais point connu la véritable infortune, » je n'avais été frappé que par les adversités » extérieures... Ceci , continue-t-iren mon- » trant son cœur, ceci avait été épargné.

» — Cher Alaor! s'écrie Agobar attendri, » j'ai eu tort, pardonne-moi. »

Ravi de ces tendres paroles , de cette réparation inattendue , le fidèle guerrier relève sa tête abattue. Sa souffrance s'est dissipée; la joie brille à travers ses larmes, comme se réfléchit sur le cristal de la fontaine un rayon

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