LIVRE X
lialjitalioMS éparses au milieu des bocages, les danses loinlaincs des bergers , et la flèche du pieux hermitage. L'aurore naissante, comme la déitë protectrice des habitans deFontanias, paraît les contempler avec amom%^ et, de la cîme des montagnes, glissant à travers le feuillage ses longs rayons d'or et de pourpre , elle l'éfléchit sur le bassin de la valide son ascension majestueuse.
Aux rives où la barque d'Ézilda s est arrêtée, un vieillard s'avance à pas lents. La princesse est sortie de la nacelle qu'elle attache à l'arbre voisin. Elle vole à la rencontre de l'inconnu. « — Pvespectable étranger, dit -elle, » prenez pitié de deux infortunés, de deux » proscrits qui vous implorent. Ne nous re- » fusez point un asile en ce séjour de paix et » de délices. C'est Gondaïr qui pour nous » sauver nous révéla votre contrée. >i
Au nom du prophète de la montagne , un sourire de bienveillance éclaircit le front du
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vieillard, u — Ne craignez licii , répond le )) sage , ici toutes les portes seront ouvertes » aux malheureux qui sans refuge viendront » au nom de Gondaïr. »
Il dit ; et tandis qu'Ezilda lui peint sa reconnaissance , il s'approche de la nacelle, et, d'une main ferme encore, aide Agobar à débarquer. Puis, appelant à lui quelques pâtres , il fait transporter le mourant jusqu'à sa demeure voisine.
La quantité de sang que le prince a perdue, l'excès de ses souffrances en tout genre , et le trop long manque des secours de l'art, l'ont mis aux portes du tombeau. Le vieillard de Fontanias , le compatissant Roderic lui prodigue les plus tendres soins. En son propre lit il le place : il lui prépare un breuvage salutaire ; il panse lui - même ses blessures : il exprime sur ses plaies le suc des simples précieux dontlaverlu lui est connue; et bientôt