‹ Le renégatChapitre 273 sur 334 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

le fils de Thierii s'endort tranquille et soulagé.

A-près LUI sommeil long et réparateur , l'auguste proscrit se réveille. La princesse est auprès de lui : Agobar ne se souvient que confusément des événemens passés; mais il reconnaît celle qu'il aime; rassemblant peu

à peu ses souvenirs , il remet quelque ordre dans ses pensées , et prononce ces mots :

« — Quel air pur ! et quel jour serein ! . . .

» Eziida y où m'as-tu conduit ?

» — • Hors de la terre des infidèles ; loin » des guerres et des vengeances , sur un sol » de paix et d'amour.

» — Y pourrons- nous rester ensemble ?

» Rien ne nous séparera-t-il plus ?

)) — Pden, dit la princesse, hors ton cœur.

)) — Mon cœur ! . . . . répète le héros. Ah ! » pour jamais il est à toi. ))

Redoutant pour Agobar toute émotion violente , l'héroïne de Lutève n'ose prolonger

renlrotien ; elle lui prescrit le silence et s'éloigne.

Les douces paroles d'Ezilda , les soins empressés de Roderic, l'air salubre deFontanias, rappellent le prince à la vie : ses blessures se cicatrisent ; ses membres ont retrouvé leur force ; ses maux physiques sont soulagés : son ame est encore à guérir.

Seul un matin avec sa libératrice : « — Ne » nous quittons plus , lui dit-il ; sitôt ma » guérison achevée , Ézilda , promets d'être à » moi î

» — Oui 5 si tu promets d'être à Dieu. Par )) l'amour reviens aux vertus , par l'amour » reviens au bonheur.

» — Quoi ! toujours , reprend le guer- » rier 5 ainsi qu un obstacle fatal, ton Dieu » barbare...

» — Clodomir î interrompt la vierge de )i l'accent le plus douloureux^ quoi! toujours

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