‹ Le renégatChapitre 284 sur 334 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

» énergiqueaient l'héroïne 5 tu ne seras plus >) le Renégat. Lepilhète injurieuse tombe; et » la souillure disparue , l'odieux caractère » s'efface. L'Eglise se ferme à l'impie, mais » de tout temps le repentir rouvrit les porti- » ques sacres. Il suffit d'un mot , d'un soupir ; » tu redeviens le fils des cieux. Et d'un prêtre n qu'as-tu à craindre ? Comme le père de » l'enfant prodigue , en te voyant venir à lui , )) il chantera l'hymne du retour : et du marbre » des saints parvis, en vrai représentant du » Seigneur , il prendra part aux joies célestes » qui , selon l'écriture même , fêtent la ren- » trée du pécheur. »

Que l'ame d'Agobar est émue !.... « — Ce » n'est plus , continue la princesse avec une » exaltation nouvelle , ce n'est plus au fils de )) Thierri , à l'héritier des rois de France que » j'offre ma main et ma foi ; c'est à Clodomir » mort au trône, c'est à l'Astolphe des Ar- » dennes. Ton sceptre est perdu pour jamais,

)) aucune pensée ambitieuse ne parle donc à » mon esprit. Mais avec loi , si tu le veux , » j'aurai acquis plus que la pourpre, j'aurai )) l'homme selon mon cœur.

» Sont -elles donc à regretter les folles » grandeurs de la terre î... Crois-tu que , ceint )) du diadème, entoure, comme le sont tous » les potentats , de brigues et de conspirations, » tu trouverais le repos et le bonheur !... » Penses-tu qu'au milieu des camps , pour- » suivant l'inconstante victoire , un conqué- » rant soit fortuné ! . . . Près des trônes sont les » abîmes , et près des succès les désastres. » Qu'est -il de plus pesant qu'une couronne » lorsque véritablement on la porte î et qu'est- » il de plus honteux lorsqu'on n'en fait qu'une )) parure !

» La gloire est un phare enchanté qui sans )) doute éblouit les guerriers ; mais où conduit

» ce feu trompeur? Ouvre l'histoire des

» grands hommes.

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