‹ Le renégatChapitre 287 sur 334 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

oisive. 11 redevint Astolphe trop peu de temps pour n'avoir plus rien d'Agobar.

La porte s'ouvre... O nouveaux transports ! son frère d'armes lui est rendu. Ce n'est point Alaor fugitif, proscrit , désespe'rë; c'est Alaor triomphant et radieux. Quel moment pour le Renégat! Secret messager du camp sarrasin, son ami vient le rappeler au commandement de l'armée , à la gloire et à la vengeance . (( — Athime gouverne encore, a dit Alaor, » mais les Musulmans et leurs chefs, ne le » voyant qu'avec horreur , sont prêts à s'insur- » ger contre lui. Ils redemandent tous Ago- » bar : dès qu'à leur tête il aura reparu , la )i foudre éclatera sur Athime; et le vainqueur » d'Angustura , vengé par ses fidèles légions, » sera plus redouté, plus puissant et plus cé- » lèbre que jamais. »

Avec quelle avidité le prince écoute ces récits! Les écrits que porte Alaor attestent les faits qu'il expose ; ils sont signés des princi-

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