‹ Le renégatChapitre 29 sur 334 · LIVRE J. 5i · texte numérisé non relu

LIVRE J. 5i

fond d'un étroit vallon. En une prairie isolée coulait un ruisseau limpide à travers des bosquets fleuris. Le premier chant de l'oiseau des bois charmait Theureuse solitude. Ézilda suit des yeux tristement le cristal errant qui serpentait sur des gazons émaillés. « — O nature ! )) s écrie-t-elle y vous n'êtes véritablement pure » que loin du voisinage de l'homme. Charmant » ruisseau qui ^ calme et bienfaisant , arrosez » des prairies fertiles et n'y servez qu'au bien )) et qu'à la vie , approchez du séjour des mori) tels , traversez les cités humaines , et bientôt, » en un lit impur, entre des bords souillés par » l'art , vous ne roulerez plus qu'une eau mé- » langée , fétide et corrompue î Image de » l'homme , qui, sorti vierge et serein des re- » traites de l'innocence, va s'enfoncer au gouffre » de la civilisation ; ruisseau paisible , où cou- » rez-vousî... »

Enfin les toits de l'abbaye et le clocher de

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