TOME H
242 LE RENÉGAT, taïd. Le ciel s'était chargé de vapeurs; et les derniers rayons de l'astre du jour , brises par des nuées pluvieuses, venaient d'élever une arche de lumière au-dessus du sombre château. Le prince regarde, et tressaille Il se
rappelle le couvent d'où , couronnée de feux divins, sortit la fille des mei'veilles. Son ardente imagination se trouble : il croit voir encore , du milieu du météore, s'avancer vers lui l'inspirée ; il lui semble que , s'opposant à son passage, elle lui crie : » — Agobar ! ne va » pas plus loin ! »
Le fils de Thierri s'arrête. (( — La nuit ap- » proche, dit Alaor , hâtons-nous , voilà Mil- )) taïd ! » Il saisit la main du héros ; malgré sa résistance il l'entraîne. Ah ! trop malheureux Clôdomir ! que n'écoutes -tu la voix secrète qui te parle : demeure ! il en est temps encore.... Ezilda se fait entendre à ton ame. Écoute. . . . protectrice invisible , elle te crie : u — Agobar ! ne va pas plus loin I»