TOME U
3o6 LE RENÉGAT.
» nations vint-il ici-bas pour les justes !..,
» Il n'y vint que pour les coupables.
» — Clartés célestes! entourez-moi! reprend » le fils de Thierri : divine foi de mes ancêtres ! » o vous qu'à l'entrée de la vie je connus et » j'abandonnai , c'était donc au bord de la » tombe que je devais vous retrouver !... Ah! » pourquoi vous ai-je perdue ! »
Le rosaire suspendu à la poitrine d'Ézilda se détache en ce moment ; et sa croix d'or ^ cette même croix qui, sous les bocages de Fontanias , fut élevée entre l'amour et la volupté, tombe sur le sein d'Agobar. Le héros s'en saisit ; il la porte à ses lèvres , d'abord par amour... puis, l'y reporte par piété, a — Clo- » domir ! s'écrie l'inspirée de l'accent le plus » solennel , l'événement miraculeux qui m'a » conduite jusqu'à toi dévoile les vues du » Seigneur : c'est un nouvel appel de sa grâce... )) Sa foudre est encore suspendue ; je suis ici » son envoyée. Hélas ! il sait combien Je