TOME l
66 LE RENÉGA'C.
» veronl désormais pour toi vers Tarbilre su- » prême. Mon cœur te voue une éternelle re- » connaissance ; et ton souvenir ne me quit- » tera plus ; adieu!.... Mes sœurs, chantez » YHosanna, »
Elle dit; et saluant la phalange arabe de sa bannière triomphante , elle reporte ses pas vers l'église à travers les flots d'un lumineux encens. Ses compagnes la suivent. Le cortège reprend sa marche. De nouveau les harpes se font entendre. Les échos de la montagne répètent rhosanna des vieri^es. Les chants sacrés s'éloignent par degrés; et les portes du temple se referment. A l'instant l'astre du jour se cache sous les nues : la brillante arche du firmament s'évanouit dans le lointain ; et l'essaim presque fantastique des filles du Seigneur disparaît à tous les regards comme les enchantemens d'un songe merveilleux.
Près des autels les sœurs hospitalières en \u\