‹ Le renégatChapitre 85 sur 334 · LIVRE m · texte numérisé non relu

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des airs , des palmes sur le front de la

Les ombres commençaient à remplacer la lumière. Les montagnards au bord du ruisseau, dressent un bûcher au Seigneur, en guise d'autel expiatoire. Bientôt une flamme brillante s'en élève ; elle monte en droite ligne comme le feu sanctifié des holocaustes d'Abel. En ce brasier , tombent jete's avec horreur, les croissans , les ècharpes, les turbans, toutes les marques d'apostasie , tous les vétemens des enfans d'Ismaël. Là , parmi ce peuple assemblé , plus de découragement ! plus d'alarmes! Son aveuglement se dissipe : et par ses cris multipliés , il proclame , ivre d'espérance , la régénération des Cévennes.

L'onde du ruisseau et les arbres qui l'avoisinent, le rocher de Carénai et ses colonnes de basalte, éclairés par les flammes du sacri-

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