‹ Le répertoire national; ou, Recueil de littérature canadienneChapitre 112 sur 190 · LE JUBILÉ · texte numérisé non relu

LE JUBILÉ

Heureux mortels, tressaillez d*a]légresse, Fille du eie)^ vers vous descend là paix!

Un Dieu clément eflbce vos forfidts Et vous rappelle a« sein de sa tendresse.

n ne vient plus armé de son tonnerre, Plein de vengeance, escorté du trépas, A juste droit foudroyer des ingrats Dont Texistence encor souille la terre.

Il ne vient plus à Taspect de nos crimes Qui vont troubler son étemel repos.

De son courroux précipiter les flots Et sur nos pas entr*buvrîr des abûnesw

Non ! le fléau qa^en&nta sa colère S*e8t arrêté dans son cours désastreux:

Bientôt luira Tarc-en-ciel radieux, L^Eteroel &it sa ^ùx Me&A& VesRA«.

LE KÉPBRTOIBE NATIONAL. 217

Mais 8*il devient notre juge propice, S*fl se répent de ses justes rigueurs, C*est qu*il s'attend qu*un soupir et des pleurs Désarmeront le bras de sa justice.

Inébranlable au fracas de la foudre Que fit naguère éclater son courroux, L*impie a dit : Je braverai ses coups I Que FEtemel tonne et me mette en poudre.

Dieu débonnaire autant qu*il est terrible, Pour triompher de ce cœur sans remords, De sa clémence il ouvre les trésors, n ne veut point qu*il demeure invincible.

Pécheur ingrat, mettras-tu donc ta gloire A dédaigner d'inefikbles bien&its ?

Oseras-tu combler tes noirs forfaits ?

Même à ton Dieu disputer la victoire ?

Il en est temps, réponds à sa tendresse, Contre sa voix n*endurcis pas ton cœur :

Brebis errante, accours au bon pasteur ; Vois... il t'attend... il t'invite... il te presse!

Dors, si tu veux, à l'ombre du tonnerre Qu'a déposé ce Dieu plein de douceur! Mais songes-y : il est un Dieu vengeur; Soir souffle seul peut te mettre en poussière !

Vous que revêt le lys de l'innocence, O vous, du moins, chers élus du Seigneur, Aux purs Esprits unissez-vous en chœur.

Chantez, louez, célébrez sa clémence.

ACTIONS DE GRAcES.

Sainte Sion, d'où vient ton allégresse ?

Dis, qui t'inspire aujourd'hui ces transports? Naguère encor, ta lyre avec tristesse Ne répétait que de sombteB 8yccot^%

218 LE BÉPERTOIBE NATIONAL.

ToD peuple dans les lannes,

Du bruit de ses all^rmes, Faisait gémir les échos et les airs...

Qui te fiiit donc renaître à tes concerts ?

N*en doutons plus, c^est ton Dieu qui finspire; n vient finir nos tribulations, n est calmé... son long courroux expire, n fiût sa paix avec les nations.

Tressaillons d*allégresse, i

Célébrons sa tendresse, Et répétons dans ce jour solennel :

Gloire et louange au Sauveur d'Israël!

Las des forfaits dont se souillait la terre.

De toutes parts infidèle à ses lois.

Ce Dieu tardif à lancer son tonnerre.

Voudrait venger et sa gloire et ses droits.

Quand sa justice insiste,

Sa clémence résiste f Inexorable enfin dans son courroux, A sa justice il cède contre nons.

Oui ! c'en est fait, il devient notre juge, Et la sentence échappe de ses mains...

n ne veut point par un second déluge Anéantir les coupables humains.

Ou les réduire en poudre Sous les feux de sa foudre...

Far un fléau qu*il a créé pour nous, n saura bien contenter son courroux.

Fatal arrêt I il faut que tout succombe...

L*air infecté de son souffle vengeur Doit par miDiers entraîner dans la tombe Un peuple ingrat et prévaricateur.

Du couchant à Taurore,

Jour et nuit on implore Ce Dieu longtemps outragé... mais en vain I Le fléau marche et le ciel est d'airain.

Enfin touché de nos longues misères, De sa colère il arrête les flots ; Et devenu sensible à nos prières.

Il vint fermer Tablme de no^m&MX.

LE HIÊFEBTOIBB NATIONAL. 219

Son souffle purifie

Les sources de la vie, Et n*ayaDt plus à punir des formats, Sa foudre dort dans le sein de la paix.

De notre Dieu pour chanter la clémence, Unissons donc et nos voix et nos cœurs ; C*est lui qui fait notre réjouissance, En sa présence oublions nos malheurs...

Ne soyons plus rebelles,

Demeurons-lui fidèles ; Et pénétrés de ses bienfaits pour nous.

Que nos forfidts n*annent plus son courroux !

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