LE JUBILÉ
Heureux mortels, tressaillez d*a]légresse, Fille du eie)^ vers vous descend là paix!
Un Dieu clément eflbce vos forfidts Et vous rappelle a« sein de sa tendresse.
n ne vient plus armé de son tonnerre, Plein de vengeance, escorté du trépas, A juste droit foudroyer des ingrats Dont Texistence encor souille la terre.
Il ne vient plus à Taspect de nos crimes Qui vont troubler son étemel repos.
De son courroux précipiter les flots Et sur nos pas entr*buvrîr des abûnesw
Non ! le fléau qa^en&nta sa colère S*e8t arrêté dans son cours désastreux:
Bientôt luira Tarc-en-ciel radieux, L^Eteroel &it sa ^ùx Me&A& VesRA«.
LE KÉPBRTOIBE NATIONAL. 217
Mais 8*il devient notre juge propice, S*fl se répent de ses justes rigueurs, C*est qu*il s'attend qu*un soupir et des pleurs Désarmeront le bras de sa justice.
Inébranlable au fracas de la foudre Que fit naguère éclater son courroux, L*impie a dit : Je braverai ses coups I Que FEtemel tonne et me mette en poudre.
Dieu débonnaire autant qu*il est terrible, Pour triompher de ce cœur sans remords, De sa clémence il ouvre les trésors, n ne veut point qu*il demeure invincible.
Pécheur ingrat, mettras-tu donc ta gloire A dédaigner d'inefikbles bien&its ?
Oseras-tu combler tes noirs forfaits ?
Même à ton Dieu disputer la victoire ?
Il en est temps, réponds à sa tendresse, Contre sa voix n*endurcis pas ton cœur :
Brebis errante, accours au bon pasteur ; Vois... il t'attend... il t'invite... il te presse!
Dors, si tu veux, à l'ombre du tonnerre Qu'a déposé ce Dieu plein de douceur! Mais songes-y : il est un Dieu vengeur; Soir souffle seul peut te mettre en poussière !
Vous que revêt le lys de l'innocence, O vous, du moins, chers élus du Seigneur, Aux purs Esprits unissez-vous en chœur.
Chantez, louez, célébrez sa clémence.
ACTIONS DE GRAcES.
Sainte Sion, d'où vient ton allégresse ?
Dis, qui t'inspire aujourd'hui ces transports? Naguère encor, ta lyre avec tristesse Ne répétait que de sombteB 8yccot^%
218 LE BÉPERTOIBE NATIONAL.
ToD peuple dans les lannes,
Du bruit de ses all^rmes, Faisait gémir les échos et les airs...
Qui te fiiit donc renaître à tes concerts ?
N*en doutons plus, c^est ton Dieu qui finspire; n vient finir nos tribulations, n est calmé... son long courroux expire, n fiût sa paix avec les nations.
Tressaillons d*allégresse, i
Célébrons sa tendresse, Et répétons dans ce jour solennel :
Gloire et louange au Sauveur d'Israël!
Las des forfaits dont se souillait la terre.
De toutes parts infidèle à ses lois.
Ce Dieu tardif à lancer son tonnerre.
Voudrait venger et sa gloire et ses droits.
Quand sa justice insiste,
Sa clémence résiste f Inexorable enfin dans son courroux, A sa justice il cède contre nons.
Oui ! c'en est fait, il devient notre juge, Et la sentence échappe de ses mains...
n ne veut point par un second déluge Anéantir les coupables humains.
Ou les réduire en poudre Sous les feux de sa foudre...
Far un fléau qu*il a créé pour nous, n saura bien contenter son courroux.
Fatal arrêt I il faut que tout succombe...
L*air infecté de son souffle vengeur Doit par miDiers entraîner dans la tombe Un peuple ingrat et prévaricateur.
Du couchant à Taurore,
Jour et nuit on implore Ce Dieu longtemps outragé... mais en vain I Le fléau marche et le ciel est d'airain.
Enfin touché de nos longues misères, De sa colère il arrête les flots ; Et devenu sensible à nos prières.
Il vint fermer Tablme de no^m&MX.
LE HIÊFEBTOIBB NATIONAL. 219
Son souffle purifie
Les sources de la vie, Et n*ayaDt plus à punir des formats, Sa foudre dort dans le sein de la paix.
De notre Dieu pour chanter la clémence, Unissons donc et nos voix et nos cœurs ; C*est lui qui fait notre réjouissance, En sa présence oublions nos malheurs...
Ne soyons plus rebelles,
Demeurons-lui fidèles ; Et pénétrés de ses bienfaits pour nous.
Que nos forfidts n*annent plus son courroux !