UN ESPOIR
Enterré tout vivant dans la prison profonde, Que j*ai crié de fois en proie au désespoir.
En mesurant des yeux les murs du cachot noir, Et les membres flétris sur une paille immonde;
Que j*ai crié de fois: **N*est-il plus dans le monde ** Des lacs bleus caressés par la bise du soir, ** Et de moelleux gazons où Ton puisse s'asseoir, '*£t des soupirs d*amour, et d*écho qui réponde?*'
Mais parfbis dans mon âme — ainsi qu'en une tombe, Un rayon du soleil, — ^une espérance tombe.
Et s'en vient adoucir l'àpreté de mon sort !
Oh! que j'aime à penser qu'une amante fidèle, Pénétrant jusqu'à moi malgré la sentinelle, '\^endra briser mes fers--et ce sera la mort !