ÉPITAPHE DE NAPOLÉON
Shall or^an hancU
Inscribe it with their fathers faroken awordsl Or the warm trickling of the widows tear Channel it slowly in the rngged rock?
As the keen tortnre of the water drop Doth wear the sentenoed brain, etc. (0
UN AUTKUB AHQLAI8*
Une épitaphe ? à loi I... Mais qui vous la demande ?... Que quelque roi mesquin d*avance la commande, De peur qu*après sa mort, abandonné, maudit.
De tous les souvenirs son nom ne soit proscrit ! Qu*il appeHe à grands fiais des flatteurs hypocrites ; Qn*il donne de Targent pour des vertus écrites... Vous me faites pitié I mais loi ! mais le héros t Eh ! pour Tétemiser est-il besoin de mots?
N*a-t-il pas, subissant votre haine morteUe, Inscrit sur tous vos fronts une honte étemelle. Quand sur un triste roc, seul avec son geôlier, (De la fourbe alliance un scélérat limier,) n mourait jour par jour, rajeunissant les gloires Que vous abolissiez dans vos sombres prétoires ?
Mais quoi ! son épitaphe ? elle fut à sa voix. De sa plume de fer gravée au cœur des rois I Puis, n*a-t-il pas aux grands, de son trône suprême, Dicté pour Tavenir un palpitant poème ?
(1) L'orphelin pour la tracer prendra-t-il le glaive brisé de son père? ou les larmes ruisselantes de la veuve la creuseront-elles lentement sur le rocher dard, comme l'aigre torture d'une goutte d'eau qui, tombant tçojours au même endroit, perce le crâne du condamné?
LE RlÊPBBTOntE NATIONAL. 293
Et vous le condamnes, quand par d*abject8 détours
L'inique Talleyrand, prostitué des cours,
Le vendait pour de For aux puissances craintives !
Vous voulez confier à des pierres chétives Le soin de célébrer ses glorieux revers ?
Et son nom rebondit partout dans Tunivers I
Et vous le condamnez, quand des hordes sauvages Accouraient par millions des serviles rivages I Honte à vous!... Il tomba... mais son sceptre brisé Remonta jusqu'au ciel, de hauts faits pavoisé. Lâches! son épitaphe appartient à Fhistoire:
On verra votre opprobre à côté de sa gloire.
Et la pitié lira: Fétique Wellington, Enhamaché de croix, près de Napoléon.
Oui, Torphelin pleure et la veuve soupire:
L'humanité se plaint, — ^mais le génie admire! Anglais ! respectez-le, soyez plus généreux ; Car, banni de la France — ^il fût si malheureux!
Quelque jour on dira qu'un héros sans défense A son noble ennemi donna sa confiance :
— L'ennemi, dira-t-on, à son secours vola ?
— Non, crîra l'histoire, le traître il l'immola !
Cest assez pour sa gloire ! ah ! ne reprochez pas Qu'on ait arec silence entendu son trépas I Un éloge pompeux serait une satire :
Dites sur son tombeau qui oserait l'écrive ?
N. AUBIK.