DÉMOCRITE
Rions de tout, c'est mon principe ; Rions des biens et du malheur; Le philosophe n'anticipe De l'avenir que du bonheur.
Admirez ma philosophie.
Suivez-la, vous serez heureux :
Allons, amis! que chacun rie, Rions d'abord des ennuyeui.
294 LÉ B]ÊP£BT0IRE NATTONÀI».
Je ris aatdi du politique Caméléon, maii à deux pieds, Qui sert un jour la république, Demain aux rois sert de trépieds ; De Fauteur qui se croît Voltaire, Le croque-note un Rossini, De l*hypocrîte atrabilaire, Ries I mais je D*ai pas finL
Je ris de femme qui clabaude Sur la nièce du voisin ; De vieille fille qui minaude; De Fusurier comptant son gain.
Voyez, ce mari débonnaire Se croit plus fin que sa moitié, Veut que lui seul sache lui plaire...
J*en ris on peu, mais de pitié.
Je ris de la jeune fillette Qui vous dit bien innocemment, (Quoiqu*à sa deuxième amourette :) '* J'ai toujooili eu peur d?iin amant.** Je souris quand je vois la prude, S|e révolter à des bons mots ; J0 ris dn «avant dont Fétude Est d*en imposer aux plus sots.
Je t^ de cette comédie Où chacun de nous est acteur; Car'ee âionde est une fofie.
Dont les morts sont les spectateurs.
Amis I je isrois que dans ma bière.
Je rirai de vous bien souvent ; Riez avant que la poussière Ait recouvert un bon vîvaÉit.
Beauliés, dont j'adore lés dbatmes, Comment, hélas I rire de vous f Vos commandements ou vos larmes Des hommes fi>nt isutaait de fous.
D'ailleurs, je vois un doux souike, Toigours accuèâlir un €atteur^ Ayez donc pÂtté' de lu lyre ' '
Du plus lÂQ^to «idEE&cîx»sr.;
LE RÉFEBTOIBE NATIONAL. 295