‹ Le répertoire national; ou, Recueil de littérature canadienneChapitre 173 sur 190 · QUATRIÈME ANNI VERSAT RE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME ANNI VERSAT RE

Quel est ce cliant funèbre et ce drap mortuaire Etalant à nos yeux des marques de douleur ?

Le peuple, le regard fixé sur une bière, Fait lire sur son front la vengeance et l'horreur!

Le sourd gémissement d'une ombre qui voltige Sur les rives du Styx vient nous glacer d'effroi. Et de l'Etre Divin cette ombre qui s'afflige Contre les vils tyrans semble implorer la loi.

Silence... O dieux vengeurs! c'est la voîx des victimes Qui du fond du cercueil fait entendre ces mots: ** Cest d'ici que je veille au châtiment des crimes. " Frappez, concitoyens, immolez nos bourreaux !*'

Us sont là, sous ces mausolées!

Fléchissez le genou, ils étaient Canadiens; Et leur âme en repos, dans les champs élysées, INous promet la faveur des célestes destins.

A toi Chauvin, salut! accepte cet hommage, Que j'offre à ta mémoire au nom de mon pays:

Mort pour la liberté, tu vivras d'âge en âge, Et ton sang coule encor sur des fronts ennemis.

(> ) M. Anger est avocat au barreau de Québec. Ce monsieur est l'auteur d'un Traité de Sténographie, et d'un pamphlet historique portant le titre 4# Révélations du Crime.

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£t ces dignes vieillards, Lakgubdoc et Biixette, Victimes comme toi d*iin complot infernal, Tous trois morts innocensi vos noms, t>n les répète... Cest un bjmne national!

^Is les ont égorgés, en pSein jour, dans la rue! Les monstres ! Et le peuple a*-t-il vu Fassassin '^ans û'OBcer le sourcil, sans Técraser soudain, ^Sans au moins lai crier: arrête, o« je te tue? *

Le peuple n^a rien fait; mornes silencieux, H a dit seulement en regardant les cieux :

Mon heure n*e8t pas venue !

Plus lâches que Tlndien, et plus cruels encor, Des hommes, achetés et vendus pour de Tor, Hument Todeur du sang, et radieux du crime Du meurtrier qui frappe en fuyant sa victime, Us vont, mais rœîl hagard, tranquillement s'asseoir^ Méditant leurs forfiiits sur les bancs du pouvoir !

Oh viNGT-BT-UN i>B MAi! jour, hélas, mémorable !

Ton soleil éclaira des cadavres sanglants.

La liberté gémit sur leur sort déplorable,

Et nous montre du doigt leur criminels ^rans !

Ils sont là sous ces mausolées !

Fléchissez le genou, ils étaient Canadiens ; Et leur âme en repos, dans les-champsoélysées, Conserve une amréde à leurs 'concitoyens.

J. Phela^.

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