‹ Le répertoire national; ou, Recueil de littérature canadienneChapitre 184 sur 190 · RÉCONCILIATION · texte numérisé non relu

RÉCONCILIATION

Air: JOÂMbre de mai dans son paisible édat O ! Canada, qae tes jours étaient beaux Quand Tamitié dévoilait leur aurore!....

Tes ennemis se donnent tes lambeaux Comme un fruit mûr que leur haine dévore:

Rapprochons-nous ; puis espérons : . . . ^

Puis, si leur crime se consomme,

Frères, alors nous marcherons, (biê.J

Nous marcherons comme un seul homme> Comme un seul homme.

La "Eberté les eût bientôt soumis, Us tremblaient tous à sa mâle démarche ; Et nous brisions les fers qu'ils avaient mis Au peuple enfant qui grandit et qui marche.

Rapprochons-nous ; puis espérons : . . .

Puis, si leur crime se consomme.

Frères, alors nous marcherons.

Nous marcherons comme un seul homme, Comme un seul homme.

Nous chercherions, même au seuil de la mort, Kos droits ravis, la liberté sanglante:

Mais attendez, vous qui courex plus fort, L*étoile encore apparaît vacillante.

Rapprochons-nous ; puis espérons : . . .

Puis, si leur crime se consomme,

Frères, alors nous marcherons,

Nous marcherons comme un seul homme.

Comme un setd homme.

L*aiglon, de Faigle a le perçant regard.

Mais Fheure encor, llieure n'est pas venues Attendez donc, frères, un peu plus tard, L*ajglon plus grand pourra raser la nue.

Rapprochons-nous; puis espérons:.^

Puis, si leur crime se consomme.

Frères, alors nous marcherons.

Nous marcherons comme un seul homme, Comme un seul honune.

r?54 LE KÉFERTOrRE ffATlOSM^

Pourquoi briser les liens les plus beaux f Vous nous fuyez, et noiw sommes tos frèrra^ Et nous pleurons sur les mêmes tombeaux.

En remuant les cendres de nos pères.

Bapprocfaons«nou6 ; fms éq^énms :. ..

Puis, si leur crime se eonsommer Frères, alors nous marcberona, Nous marcherons comme un seul bomme^ Comme un seul homme.

Qui d*entre nous devait avoir perdu Le noble droit de dire sa pensée ?

Dites celui dont le cœur est vendu, Ou quelle idole est par nous encensée ?

Rapprochons-nous; puis espérons :..r Puis, M leur crime se consonmie, Frères, alors nous siareherons.

Nous marcherons comme un seul bommcv Comme xm seul homme.

Contre l'honneur d*un lâche parchemin

Qui donc de nous échangea sa patrie ?

La liberté nVt-elle qu'un chemin ?

£d la cherchant Tavons-nous donc flétrie ?

Rapprochons-nous ; puis espérons :...

Puis, si leur crime se consonmie.

Frères, alors nous marcherons.

Nous marcherons comme un seul homme^ Comme un seul homme.

Non, frères, non, vous le verrez encor, La liberté fut toi^gours notre idole :

Au culte impur d'un scandaleux Vemi-d'or Nous n'avons point vendu notre symbole.

Rapprochons-nous; puis espérons:...

Puis, si leur crime se consomme.

Frères, alors nous marcherons, Nous marcherons comme un seul bomme^ Comme un seul homme.

Dans le creux noir d^uo «btme profond, Le sang bouillonne «n un torrent rapide ; Vous aves4it: ^'Fassons-le d'un seul bond, '^Ne craignoot pas, e'ett ua ruisseau limpide.'*'

IM JlÉPBBTOIfiE NATIONAL. 355

RapprochoDS-nous ; puis espérons : . . .

Puis, si leur crime se: consomme, Frères, alors nous marcherons, Nous marcherons comme on seul homme, Comme un seul homme.

Soudain votre œil a mesuré Télan ;

Le prendrez-vous sans attendre la foule ?

Ah ! déchirez ces pages d^un roman ;

Le gouffre est large, et c'est du sang qu*il roule!

Rapprochons-nous; puis espérons:...

Puis, si leur crime se consomme,

Frères, alors nous marcherons,

Nous marcherons comme un seul homme.

Comme un seul homme.

Pour s'abreuver et de sang et de fiel, n faudra plus qu'une soif éphémère ; Frères, aussi, peut-être que le ciel Rendra pour nous la coupe moins amère.

Rapprochons-nous ; puis espérons :.••

Puis, si leur crime se consomme,

Frères, alors nous marcherons.

Nous marcherons comme un seul honmie.

Comme un seul homme.

Un peu plus loin tout près d'un olivier.

Nous croyons voir une route plus sage :

Là, la raison tient son dernier levier.

Et la prudence a son dernier passage.

Rapprochons-nous; puis espérons:...

Puis, si leur crime se consomme.

Frères, alors nous marcherons,

Nous marcherons comme un seul homme.

Comme un seul homme.

Nous trancherons là le nœud gordien; , Car pour entrer dans la terre promise.

Quand la raison, frères, ne peut plus rien, Le glaive est juste et la hache est pennise.

Rapprochons-nous; puis espérons:...

Puis, si lew crime se xoQSomrae,

Fières, alors D0U8 mardievoBB,

Nous mareherons comme un seul homme.

Comme un seul homme. ^

356 LE R^FEBTOIEE NATIONAL.

Page 1