‹ Le répertoire national; ou, Recueil de littérature canadienneChapitre 54 sur 190 · LA MAIN · texte numérisé non relu

LA MAIN

Oui ! Mercier nous Va dit, après Ânàxag(«e :

On doit tout à la main, la main fidt tout édore. Les plus grands monuments, les plus^^îHants taUeauz, Annoncent son pouvoir, sa force et ses travaux. La main rend l'homme sage, ingénieux, habile; Son esprit, sans sa main, lui serait inutile. C'est à la main qu'on doit la ibule dé nos arts, Nos navires, nos tours, nos ponts et nos remparts ; Elle applanit les thonts, fbrtilfee la terre. Fend Pabîme des eaux, élbi^e te tonnerre.

Elle grave, elle trace^ efie écrite eUe peint. Elle creuse, elle élève, elle effiuse, eUe empreint. La main n'est-elle pas la langue universeUe f Elle doute, promet, flatte, menace, appuie ; Elle impose sflence, eUe force à parler; Elle nie ou consent, rassure ou fidt trembler. Elle exprime la joie, ou peint une humeur sombre; Et par ses doigts légers désigne chaque nombre. Nécessaire au secret, eUe sert les amours; Jamais on ne l'entend, on' la c^mpiend toujours. Expressif comme Fœil, aussi prompt que la langue. Un geste plein de ifeu vaut mieux qu'une harangue. Une étreinte dit tout : eUe exprime à l'ami Ce que les phis beaux mots ne disent qu'à demL

La main rend mervéiÛeux rinstirument dé musique, L'aiguille, la lancette, et la bêche rustique* Les métaux les phw durs, Foi^ le for et l'ahrain Cèdent, prennent un^ corps, s'animent sous la main. Volons au muséum I tout est fou, tout esK flamme : Tout n'est que mari>re ou bronse, et« tout nous paraît âme. Laocoon ! ^ * . . . .O del } je ressens tes dottleurs. O serpents monstraeux, su^nden vos^foréurs f Voyez cet ApoUon» il séduit, il enchante | Firôz cette Vénus, eUe est {dus que vivaateb Mais quel est ée tabieav? quels sont se» traita de fou ? Pkoiuies à genoox ! adorez le vrai Dieu.

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