CHAMBLY
«Tai vu Chambly ; j'ai vu sa fertile campagne. Sa rivière, ses bois et sa triple montagne.
«Tai vu dans ses jardms la déesse des fleurs Aux charmes de Pomone unissant ses couleurs»
J'ai, sur ses flots d'argent, vu le canot fragile. Aux couplets des rameurs, devenir plus docile. Dans ce site attrayant, tout plaît et tout sédmt, Exceptéle temps seul, qui trop vite s^enflnt. «Tai TU briller partout les plus belles demeures ; «Tai tout compté, tout vu, mais sans compter let heures, «Tai, vu ses habitans, et tous qi'ont répété . Que , le plus doux devoir est rhos{ntaUté. Toujours flrancs, toujours gais, ils m'ont offert l'image Des hommes du vieux temps, des héros du bel âge. C'est là qus ^ut mortd n'obéit qu'à la loi, Et se donne A kà seul le beau titre de roL C'est qu'svee droit j^al, une flwnchise extrême, En montrant cent maisoBBi «outre toujours la même.
LB BÉPBBTOIRB NATIOKAL. 89
Et par toi je reUs ce testament divin, Qai peint de runivera le principe et la fin.
Mais de Topérateur voyons la roâin légère; CTest là que de son art elle fait un mystère. L*artiste généreux détermine mon sort, Fait palpiter mon cœur et m*arrache à la mort : Mes membres mutilés doivent à son adresse, Leur nouvelle vigueur, leur première souplesse, n est une autre main qui chasse le trépas. *
Une main... mais ô bonté ! on ne Thonore pas, Oui, noble Laboureur, c*est ta main sècbe et dure Qui livre à nos cités les dons de la nature; Dans des teneins ingrats elle conduit le soc, Abat le chêne altier, pulvérise le roc ; Et quand par ces travaux tu prolonges ma vie, La tienne avant le temps, t*est trop souvent ravie. Ah! sans baiser la main d*un maître impérieux, Je baiserai la tienne et rendrai grâce aux cieux.
J. D. MSSICBT.