MES SOUHAITS
SuB l'Aib: — Un Coitel tTantique structure.
Accourez Jeux, Plaisirs et Grâces^ Petits Dieux souvent obstinés; Que les Muses suivent vos traces.
Dictez-moi des vers bien tournis.
190 LE séPERTOIRE KATIONAL.
Mon talent rétif d*ordiiiaire, L*e8t davantage ce matin; Remplacez donc par Tart déplaire Mon Apollon sourd et mutin;
En d*autre8 temps la pditique Peut occuper tous les esprits, Aujourd'hui suivant la pratique, On se montre bien mieux appris.
On s*embra8se, on se félicite, On se raccommode souvent ; Que de ibis après la vidte Autant en emporte le vent !
Vous qu'une triste destinée Accable de constants malheurs, Les premiers instants de Tannée Donnez du moins trêve à vos pleurs.
Attendez; les ans qui se suivent Ne se ressemblent pas totgours; L'avenir à tous ceux qui vivent Ménage quelques heureux jours.
Vous êtes d'humeur ballatoire, Dansez donc, sautez, jeunes gens; Vos parents ont de la mémoire.
Pour vous ils seront mdulgents.
Les saturnales de la vie Sont si courtes en vérité Qu'on doit vous y vmr sans envie Oublier U réalité.
Aux amants donnant la réserve, Aux belles la fidélité, Aux vieillards, que le ciel conserve, Je souhaite calme et gaîté; Aux époux quelque souvenance De leurs sentiments d^imtrefois; A tous la santé, l'abondance, Et tous autres biâ» de leur choix.
Jeunciï beautés dont la tendresse Se nourrit d'tm knntain espoir.
Que l'amour avec la tagesee A vos câtéa maxchent de pair.
LE KéPBBTOntB NATIONAL. 19 L
A votre ége ramour timide .
Est b Étvl qui doit convenir; Patience le temps rapide Dévoilera votre avenir.
Ponr la fortune qtd vvie Qu*on se domie moins de tourment ; Le mobde.e8t une lotterié Où le ÇNM lot sort raremeiit.
Mais c'est la ieaisse de Pandore Qui contient ce secret |>cofond; On perd, et Ton espère encore Sur les billets q«i sont au fond.
CHANSON
Ant : De la Colonne,
Enfin le jour de la justice, Par nos vœux longtemps appelé, Semble de sa clarté propice Ranitner le peuple accablé, (bis.) Au loin emporté par Torage, Le navire touche le port ; n ne fitudra plus qu*un effort Po«r le préserver du naufirage*
Saluons de cris d'aUégresse L*aurore de la Liberté; Enfin le despotisme cesse, "Notre droit sera respecté.
Sur nous de sa rage insolente L'étranger éguîsa les traits; De nos défenseurs les succès Confondent la ligue impuissante.
Canada, ma chère patrie.
Us sont passée ces jours de pleurs ;
Relère ta tête flétrie
Par des S^ans adulateun.
192 LB BÉFEBTOIBE NATIONAL.
Sur tes profondes cicatrices Répands le baume de FoubH; Et quand ton espoir est rempli, Bénis les mains libératrices.
A toi, parlement britannique, Qui nous a promis ton appui:
A toi surtout, cbambre héro^jue, Qui nous secourus ayant lui; A toi, dont la voix éloquente Des méchants brava les clameurs; A vous tous^ zélés défenseurs, La nation reconnaissante.