‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme] (volume 3)Chapitre 115 sur 212 · PET · texte numérisé non relu

PET

De tes flancs affermis la chiourme nombreuse, Ayant bravé du nord la fougue impétueuse,

Ne craint plus sur les eaux l’Aquilon furieux : Déjà deux fois vainqueur des vagues mugissantes, Déroulant dans les airs tes voiles gémissantes, Tu peux braver encor les flots impérieux.

Au milieu des horreurs d’une horrible tempête, Quand la foudre grondait au-dessus de leur tête, Les cris des matelots jusqu’au ciel sont montés: Par les ordres des cieux, au doux vent d'Hybernie, Les brouillards ténébreux de l’Ecosse ennemie Ont cédé ces climats, par leur fougue agités.

Chêne, orgueilleux enfant des forêts de France,

O vaisseau fortuné, qu'a formé sa puissance,

Pour ta noble origine en tout temps respecté,

Que crains-tu ? quand Neptune, auguste roi des ondes, Te guide en souverain, sur ses plaines profondes,

Et dans Londre, en ce jour, veille à ta sûreté.

Nous avons vu jadis, sous un chef sanguinaire,

Pour tes marins trahis par un vent mercenaire,

Et le temps des combats et le temps de l'honneur. Aujourd’hui qu'asservis sous un joug moins pénible,

L'un d’eux calme des vents le monarque paisible,

C'est le temps de la paix, c'est le temps du bonheur. MELTHENS.

notes

Page 1