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M. DOLMONT. Je ne dis pas cela, mais je ne puis rien promettre sans consulter auparavant le goût de Colinette dont j'ignore les sentimens à cet égard ; cependant je lui en parlerai, et nous en causerons une autre fois.
LE BAILLI. Cela suflit. Je me suis aussi chargé de vous parler pour un jeune homme qui désire beaucoup de s’enrôler dans la milice, avez-vous encore besoin de quelqu'un ?
M. DOLMONT. Oui vraiment, le nombre n’en est pas toutà-fait complet.
LE BAILLI. Le jeune homme dont je vous parle fera, je crois, votre affaire, cela est vigoureux, assez bien pris, de bonne volonté, et c’est de quoi faire un bon soldat.
M. DOLMONT. Où est-il ?
LE BAILLI. Îl devrait être déjà ici, car je lui avais indiqué l'heure que je devais m'y trouver pour vous le présenter. Il est un peu timide, mais cela se dégourdira dans le service.
M. DOLMONT. Ce n'est rien, l'essentiel est qu’il soit jeune et de bonne volonté.