ACTE TROISIÈME
Le théâtre représente le même bois ou jardin qu'au premier acte. SCÈNE L COLAS, COLINETTE.
COLINETTE. Oui, te dis-je, c’est un tour du Bailli, tu
COLAS. C’est bien vrai; mais pouvais-je ty jamais penser ça!
COLINETTE. Cela était pourtant assez clair ! le fusil, la giberne, et même la cocarde à ton chapeau ; maïs, maïs en vérité... !
coLAs. Est-ce que j’avons jamais vu faire d’enrôlemens, nous ?
COLINETTE. Aller signer son engagement !
coLAS. J’t’e dis qu’ils ont fait une espèce de contrat où c’qu’ils m'ont fait signer, com’quoique…
COLINETTE. Comme quoi tu es un imbécile.
COLAS, (avec colère). Laïsse-moi, cruelle, et ne viens point augmenter mon chagrin par des reproches, j'nons déjà ben assez.
COLINETTE, (pleurant). J'en ai moi-même bien autant que toi.
COLAS, (avec attendrissement). Tu pleures, ma petite Colinette ! c’est done ben vrai que tu as du chagrin à cause de moi; hé ben! laisse-moi faire, j'te réponds qu’il me l'payera, et j'y vas de ce pas.
COLINETTE. Où ?
coLAs. L’aller chercher ; et où je l’rencontrerons, l’rosser d'importance, jusqu’à ce que.
COLINETTE. Arrête et calme-toi, c’est un mauvais parti que celui-là, et tu gâterais toute l'affaire.
COLAS. Eh ben! conseille-moi donc, et dis-moi c’qui faut faire ? Conterai-je ça à Monsieur Dolmont ? voudra t'y m'écouter ?......Oui, y m'écoutera et je suis sûr que... reste ici, Colinette, je vas l’y aller parler.
COLINETTE, (le retenant). Attends, il me vient une idée
….lJ'imagine que peut-être..….Mais non.....cependant.……… oui, oui, j’entrevois un bon moyen de nous venger du Bailli. coLas. Dis-moi donc c'que c’est ?
COLINETTE. Cela n’est pas nécessaire, mais tu n’as qu’à me laisser faire, et je te dirai mon dessein quand il en sera tems.
COLAS. Quéque tu veux donc faire ?
erça!
il, la is en
mens, rat où viens s déjà nt que petite À cause l me l'rosser s parti i c'qui
voudra
ne idée Nilosvis:
Bailli.
as qu'à en sera
COLINETTE. Je veux lui parler seule, je sais qu'il est amoureux de moi, et j'espère que...
cocAs. Comment, il est amoureux de toi? tu ne m’avions pas dis ça.
couinerTE. Ne vas-tu point encore être jaloux? Tiens, le voilà là-bas qui vient vers nous, retire-toi promptement.
coLAs. Le pendard! Oh! si tu voulais me laisser faire !
COLINETTE. Décampe vite.
coLAs. Mais quelle affaire.........?
COLINETTE. Sauve-toi, je vais bientôt t’aller rejoindre, et prends bien garde de paraître.
COLAS, (s’en allant). Quelle chienne de manigance !