LIVRE DOUZIÈME ET DERNIER
L'ange recommence à présenter à Adam les tableaux de l'histoire du monde en récit. Après le déluge, le premier roi paraît sur la scène : il force les humains à se courber sous son pouvoir, et entrepend de bâtir une tour pour rivaliser la gloire du Créateur. Mais ses desseins et ses espérances sont frustrées ; car les différentes langues que Dieu met parmi les hommes, font qu’ils ne peuvent plus se communiquer leurs pensées les uns aux autres ; de sorte qu’ils sont forcés d’abandonner leur entreprise, par la confusion des langages, et ils nomment cette tour confusion en mémoire de l'événement. (Ici le père des humains s’indigne de ce qu’on ravit la liberté à ses enfants.) L'ange continue son récit, qui n’est dans le fond qu'un abrégé de l'histoire sacrée, assez connu de la plupart des lecteurs.
Adam est frappé de ce que lui a dit l’ange: il se récrie sur la bonté de Dieu; parle du petit nombre des élus, et témoigne la crainte qu’il a que ses enfants ne manquent de guide pour les diriger dans la voie de Dieu. L’ange dissipe ses inquiétudes, en l’informant des grâces et des moyens que Dieu leur donnera. Le père des hommes, après avoir adressé quelques mots à l’envoyé céleste, fait une prière À l'Eternel. 11 est affermi dans sa résolution d’être fidèle à son Créateur ; il lui est ordonné d’aller éveiller son épouse
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qui était endormie pendant leur entretien ; enfin, il reçoit une douce exhortation à la constance. Ils descendent tous deux au bas de la montagne. Dès l’abord d'Adam, son épouse se réveille, et il lu’ adresse la parole. Mais aussitôt le commandant des bataillons séraphiques les prend par la main, et les emmène vers la porte d’orient. Les malheureux époux sortent, en nleurant, du jardin qui fut le berceau de leur naissance, et ils s’en vont commencer cette carrière malheureuse qui leur fera toujours regretter les jouissances du paradis terrestre.
CHARLES MONDELET et WILLIAM VONDELVENDEN. (!)
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