‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme] (volume 4)Chapitre 32 sur 81 · LA FÊTE DU PEUPLE · texte numérisé non relu

LA FÊTE DU PEUPLE

Femmes de mon pays, Blondes et brunes filles Aux flottantes mantilles ; Hommes aux fronts amis, Venez! la fête est belle, Splendide, solennelle, C’est Ja fête du peuple! et nous sommes ses fils!

Quand il veut d’une fête, Le peuple ceint sa tête, Ses épaules, ses reins ; L’érable est sa couronne ; L’écharpe qu’il se donne, Quoique noble, rayonne Moins que sa gaité franche et ses regards serins !

C’est la fête du peuple ! accourez-y, nos maîtres! Vous, qui, pour son suffrage, avez tendu la main! C’est la fête du peuple! allez! que vos fenêtres, De leurs riches pavois ombragent son chemin!

Cette bannière qui déploie Nos couleurs sur l’or et la soie

N’est-elle pas bien belle à voir?

Dirait-on pas que cette brise Qui fait ployer sa lance grise Anime son beau Castor noir !

Amis! j’ai vu de douces choses, Des filles, des perles, des roses, Mais pour se contenter, il faut Voir ce navire aux pleines voiles,.

Qui s’élance vers les étoiles, Disant: ‘ Je voguerai plus haut !”

Quand il a déroulé les plis de ses bannières,

Quand le parvis du temple a brui sous son pied,

Le peuple était sublime !... oh! j’aime les prières Et les chants de ce temple où tout homme s’assied F

C’est la fête du peuple! Et son mâle génie, Après les durs labeurs, demande les plaisirs; 11 lui faut des festins, des bals, de l’harmonie:: Les parfums du banquet appaisent ses désirs!

Blondes et brunes filles, Femmes de mon pays Aux flottantes mantilles, Hommes aux fronts amis, Venez! la fête est belle, Splendide, solennelle, C’est la fête du peuple! et nous sommes ses fils !

J. LEenorr.

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