‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme] (volume 4)Chapitre 36 sur 81 · TRADUIT DE L’ANGLAIS · texte numérisé non relu

TRADUIT DE L’ANGLAIS

[C'était au temps du célèbre Ali de Tebelen, pacha de Jauina. L’armée turque avait envahi les défilés des montagnes de Souli. Son approche avait contraint un grand nombre de femmes de ce pays de se réfugier sur un pic élevé. I.à, on dit qu’elles se prirent à chanter des chants de fête ; et que, quand l’ennemi fut en vue, elles se précipitèrent, elles et leurs enfants, dn sommet du rocher, pour éviter de devenir les esclaves des Ottomans.]

Du roc perdu dans le ciel bleu Elle était sur la large cime ! Elle souriait à l’abime,

Son œil noir s’injectait de feu !

‘ Le vois-tu, disait-elle, enfant, sous les pins sombres ? « Vois-tu sa claire armure étinceler, là-bas ?

‘ Vois-tu son fier cimier ondoyer, dans les ombres ?

‘€ Doux fils, que je berçai sur mon cœur, dans mes bras, ‘ Pourquoi tressailles-tu? Cette vue, O misère !

Te coûta, l’autre jour, un père !”?

Sous leurs pieds, dans le val rocheux, Les guerriers de ia Selleïde

Ne cédaient au sabre homicide, Qu’en semant la mort autour d’eux !

‘ Il passe le torrent! Le voilà qui s’avance! ‘ Malheur à la montagne, à nos pâles foyers !

‘ Là, le hardi chasseur s’appuyait sur sa lance !

‘ Là, retentit le son du luth des caloyers !

‘6 Là, mes chants t’endormaient! Mais le Turc sanguinaire ‘ Nous chasse au bout du cimeterre !”?

Après rons à

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