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Cette chatoyante féerie Du mirage à double horizon ; Ces lieux enfin c'est ma patrie :
Combien. ses fils l'aiment avec raison !
“ Cette île qui ferme la baie, Jadis chère au dieu des buveurs, Le soir quand la brise est tombée, S'agite au chant de ses rameurs.
Dans ses nouvelles destinées Orléans préfère aux raisins Ses hauteurs d’épis couronnées, Ses bords peuplés d’intrépides marins.
Et toi, cataracte fumante, Émule du Niagara,
Au désespoir de quelque amante Dis si ton gouffre servira .
Jamais. Notre sage Amérique Ne verra point un pareil saut.
Son nécrologe prosaïque
Nomme Sam Patch et n’a pas de Sapho.
Restes de sanglants stratagèmes Entre des peuples indomptés, Les Hurons s’éteignent d'eux-mêmes, Là, sur des sables écartés.
Ils ont adopté notre vice, Ont-ils pris aussi nos vertus ?
De nos mœurs la docte malice, En les fixant, les a-t-elle abattus ?
Ce fleuve qui là se resserre Vit naviguer avec ardeur
‘ Vers une bourgade étrangère Cartier, pilote ambassadeur :
Cartier que l’histoire infidèle Abandonne après ses travaux, Fut-il un des aïeux d’Adèle ?
Quelle est la terre où repose ses os ?
Ceux que la mer aventureuse Porte chez les Napolitains, Par une ressemblance heureuse
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L'ATR
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Voient Québec dans des flots lointains :
Même entour, même grâce austère Et même ensemble d'accidents.
Notre Vésuve, . . Ah! le cratère En puisse-t-il rester fermé longtemps !
Mais la plage que j'ai chantée Comme nous a ses jours de deuil.
Par le froid l'onde tourmentée
Offre un vaste et mobile écueil.
Ces rideaux si verts tout à l'heure Apportent les premiers frimas,
La neige vient, l’hiver demeure,
Adieu, zéphirs, moissons, verdure, mâts.