BOUTADE
O funeste destin ! ô sort inexorable,
Un instant ne peux-tu te montrer favorable ?
Faut-il qu’à chaque instant je tombe sous tes coups ? Repose, ralentis ton barbare courroux ;
Laisse-moi respirer, choisis d’autres victimes,
Cesse de me rouler d’abîmes en abîmes ;
Assez de maux, hélas ! ont pesé sur ma tête,
Ne poursuis plus sans fruit une vaine conquête,
Tu ne peux aggraver le poids de mes malheurs : Des mortels les plus durs ils tireraient les pleurs ! Qu'est-il donc devenu ce temps de ma jeunesse, Temps charmant où rempli de la plus douce ivresse, Je coulais à l’abri de tout souci fâcheux