À MON AMIL
Tout passe, cher ami, tout périt sur la terre ; La gloire ! tout s'enfuit comme une ombre à nos yeux ; Les mortels, cependant, suivent cette chimère,
Et dans l'oubli du ciel, ils se disent heureux !
La mort, la sombre mort, sur son aile rapide,
Aura bientôt franchi la barrière des temps, Et répandu les traits de sa pâleur livide Sur ces fronts qui semblaient, hier, si rayonnants.
L'impur a cru trouver, dans ses plaisirs factices, Une félicité qu'hélas! il cherche en vain ; Mais le jour qui l’éclaire au sein de ses délices, N'aura peut-être pas pour lui de lendemain,
C’est en vain qu’un mortel, avide de richesse, Entasse des trésors : il faudra les quitter ;
La mort qui trop souvent devance la vieillesse, Ne lui laissera pas le temps d’en profiter! . ..
Dis-moi, qu'est devenu ce foudre de la guerre, Ce tyran qui plongeaïit les peuples dans le deuil ; Dis, que lui reste-t-il de sa gloire éphèmère ? Pour courtisans des vers, pour palais un cercueil.
Toi, qu’es-tu devenue, Ô beauté mensongère ?
La mort couvre ton front jadis si radieux !
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EROME,
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