O. PELTIER
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Non, les plaisirs trompeurs qu'on goûte sur la terre N'auront jamais le don de faire des heureux ;
Mais heureux ! . . , celui qui, dans ces lieux de souffrance, Jetant sur ce bas monde un regard de dédain,
Met dans son créateur sa plus douce espérance :
Il verra l'horizon pour lui toujours serein.
Quand la course du juste ici-bas est finie, Sans regrets, sans remords il quitte ce séjour ; Pour lui la mort n’est pas le terme de la vie, Mais le commencement d’un ineffable jour !
Méprise des plaisirs la douceur passagère ;
Jis n’ont rien qui pourrait satisfaire le cœur ;
Et, crois-moi, sans l'amour de son Dieu sur ln terre, C'est en vain, cher ami, qu’on cherche le bonheur !