‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme]Chapitre 138 sur 203 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DELORVAL, AUGUSTE.

DELORVAL (sérieux).—Auguste, je viens d'apprendre d’étranges nouvelles sur ton compte. Je ne me m’attendais sûrement pas à cela de ta part, moi qui avais tant de confiance en toi! moi qui te regardais comme un enfant chéri ! Mais les hommes sont si ingrats de nos jours ! Mais (Plus sérieux) comment ! avec quel sang-froid tu me regardes ! Est-ce que tu ne crains point ? Tu devrais trembler.

AUGUSTE (fèrement).—Ah ! monsieur, vous le savez vous-même par expérience, il n’y a que les coupables qui tremblent . . . Mais je désirerais connaître . . .

DELORVAL (souriant et lui frappant doucement sur l'épaule).—ÆEh! non, non, Auguste, ne vois-tu pas que je badine ? Les nouvelles étranges que j’ai apprises sont que tu aimes ma nièce. (Auguste est surpris.) Et moi je t’apprends que tu en es aimé. Il est inutile de feindre. Je sais tout. Tu l’aimais sans lui en dire un mot. Mais tu l'as confié à un autre de qui je l’ai appris. Elle aussi

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