‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme]Chapitre 139 sur 203 · Î | BE · texte numérisé non relu

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t’aimait en secret ; je viens de l’apprendre de sa bouche. Bref ! l'aimes-tu ?

AuGusTE.—Cher monsieur, je ne puis nier que j'adore mademoiselle Caroline, et il y aurait longtemps que je lui aurais fait l’aveu de ma passion, si un obstacle insurmontable ne se fût rencontré entre elle et moi.

DELORVAL.—-Mais quel est-il donc, cet obstacle ?

AuGusTE.—Mademoiselle votre nièce est riche . . et moi. . . je suis. .

DELORVAL.—Ouf ! l’argent ! Ah ça! ne me parle plus d'obstacles, entends-tu ? Écoute. Depuis nombre d'années que tu es dans mon emploi, je n’ai pu m'empêcher de remarquer, d'admirer ta conduite régulière, ton zèle, ton honnêteté, ton amour de l’honneur, en un mot. Jet’en fais mes éloges les plus sincères, et c’est avec le plus vif plaisir que je trouve en toi un moyen de rendre ma nièce heureuse. Je veux donc que tu en fasses ton épouse. Es-tu content ?

AUGUSTE.—Ah ! monsieur, comment pourrai-je vous rendre le bien que vous me faites? (C’est mon désir qu'elle le devienne. Je regrette seulement de n'être peut-être pas digne d’une telle épouse.

DELORVAL.—T'et ! tet ! tet ! à mardi prochain les noces, Ainsi, tu n’as qu’à faire tes préparatifs.

AUGUSTE.—Je vous obéis, monsieur. (Z/ sort.)

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