TOME II 18 bis
NICODÈME.—Juste, notre bon bourgeois. Pour lors, c'est une affaire des plus saignantes . . . Vous. Vous allez voir . . . Voyez-vous . . . Et voilà. (4 Susette.) Mais parle donc, toi.
DELORVAL.—Oh ! je devine. C’est au sujet de votre union future. Mariez-vous, mes enfants, mariez-vous aussitôt qu'il vous plaira. Vous vous aimez, je le sais . . . et j'espère que Susette n’aura pas pour époux un imposteur tel que cet Auguste.
NICODÈME et SUSETTE (exsemble).—Lui, imposteur !
NICODÈME.—Eh ! c'est de lui que nous voulions vous parler.
DELORVAL.—De ce monstre-là ?
NICODÈME.—Oh ! cher maître, c'titre-là n’lui va pas très certainement. Voyez-vous, j'donnerais d’mon sang pour monsieur Auguste, et ça m'fait du mal au cœur de l'entendre nommer à l'instar de c’nom-là. Pour lors j'me suis dit, et j'ai ensuite dit à Susette : ‘‘Monsieur Delorval est un homme bon, juste, généreux . . . adressons-nous à lui, d'mandons-lui qu'y pardonne à mousieur Auguste s’il le croit coupable.” Susette n’a pas hésité. Et voilà.
SUSETTE.—Oui, monsieur, j'vous supplions d’y baïller sa grâce, et de le faire rappeler. Soyais-en sûr, monsieur Auguste est innocent comme l'enfant qui voit le jour pour la première fois d’sa vie.
DELORVAL.—Lui, innocent ! Ah! mes enfants, que vous êtes loin de comprendre ce qu’il est ! J'ai les preuves les plus convaincantes du contraire.
SuSETTE.—C’pendant, monsieur, d’pis quinze ans qu'y vous sert, vous n’vous avais jamais aperçu qu’il avait commis la moindre faute, en n’faisant pas ben.
DELORVAL.—C'est vrai.
SUSETTE.—Jamais on n’vous a mal parlé d’lui.
DELORVAL.—Au contraire, on ne m'en a toujours fait que des éloges.
IONAL 283 Pour lors, NICODÈME — Pour lors vous Voyez ben, notre bon | | pi Vous , .. bou:geois, qu'y n’peut s'être #visé de s’plonger tout à ji voilà. (4 Coup dans l’vice, Comme un déses
da | péré qu'est au déses- | | jf | poir. Et Moi-même j'éta; i
Mmestique, avant qu'y | | ui he . SA PISR ne dans la Possibilité du Possible | rariez-vous que J'n’aurais pas Sspionné Quelque défaut en lui, s'il en he HU Ree. 1e "le eu? Ah ! ciel des Cieux ! Je Meilleur humain qu’on qu Jour Époux Puisse trouver sur toute la terre de 1 univers r fi h
SUSETTE, —O} ! que si vous COnnaissiais tout l'bien Imposteur ! qu'y dit d'vous!, On !
1lions vous VOUS aime ! .
* AU'si vous saviais comme y |
s il ait ; Commis une faute (ce que je ne Croirai jamais), Pourquoi | lui va pas n’lui Pardonneriez-vous Pour une fois, s’il Promettait de peipe mon Se. | n’plus récidiver ? | Rain DELORVAL.— Impossible ! la faute qu'il a CoOmmise ne ojval peut se pardonner. Je sais, mes enfants, que votre . . me motif est bon :
VOUS le croyez innocent ; je ne
vous fais HE ir Augiste PAS un crime de cé que vous Intercédez Pour lui; mais | Et voilà. moi, VOÿEZz-vous, je suis ConVaincu de sa culpabilité, HI] | : m'a fallu Je vous 1 aVOue, faire un 8rand effort Pour agir d'y . | Comme je l’ai fait envers lui , mon ‘
» Mais il le fallait. Dis E (ensemble, se jetant au pif
X genoux | ! not’ bon bourgeois ! + . . SUs,
it le jour NICODÈME et SUSETT it le
Oh ! Monsieur ! .
fants, que
| DELORVAI, — C'est inutile, | J'ai les :
Susette, dis à Caroline que Son oncle désire la voir, (75
se lèvent, ef S selle sort.)
eans qu'y qu'il avait