‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme]Chapitre 153 sur 203 · SCÈNE IX iste. DELORVAL, SUSETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX iste. DELORVAL, SUSETTE

, je t'en s ce matin peut être

DELORVAL.—Eh bien ! ma Susette, que désires-tu ?

SUSETTE (d'un air chagrin).—Mam'selle Car'’line.

. Mais DELORVAI.—Caroline ? L4 jui d| nsé à toi SUSETTE.—Oui . . mam'’selie Car’line, monsieur . [IR tous mes all ne fait qu’pleurer, qu'c’en est tout à fait larmoyant !. . Et pis c'est c'tyran, ce Sydenham de Bellire qu'est la | cause de tout ça.

has qu'à | DELORVAL.— Allons, allons ! Susette ! PALE e dresser SUSETTE.—Oh ! mille pardons ! j'veux dire c’charmant | jeune homme, au front sentimental, philosophique . . . | Li al. 4 votre cher, votre tendre ami. . . monsieur Bellire, en ; ! srésolu. un mot. . . qu'c’est lui, dis-je, qu'est la cause qu’ma | | imander, pauvre maîtresse mourra p'têtre de chagrin. . . Un atolitie, aimable jeune homme, en vérité !. . . (4 part.) La | a-hice: p'tite, hein ? | | is à ma DELORVAL.—Mais, Susette, je te trouve un peu loquace. | ile FR fi elle fût Que veux-tu donc dire ? jé Fu SUSETTE.—Ah ! cher monsieur . . . ça m’chagrin’rait | | | d’vous déplaire . . . J'étais émue, voyez-vous. . . Fil

J'veux dire qu'j’ai déviné, moi, qui a fait chasser monsieur Auguste.

DELORVAL.—Et qui l’a fait chasser ?

SusETTE.—Monsieur Bellire.

DELORVAL (érès surpris).—Mais qui te porte à le croire ?

SusETTE.—C'que j’connais de son caractère.

DELORVAL (riant).—Ah ! ah! ah ! mais que connaistu de son caractère, ma Susette, hein ?

SUSETTE.—J'en connais assais, monsieur ; mais j'me contenterai d’vous dire que, sans être vue, j'y entends souvent débiter ben des choses sur vot’compte, (Ça m'tracasse l’Âme d’vous voir maltraiter de la façon. J'enrage, j'sus près d’paraître, d'y chanter pouille, et d'courir vous en avertir; mais j'réfléchis qu’il est votre ami. . . vous n’me croiriais p'têtre pas, et j’sus ben certaine qu'y s'en r’tirerait mieux qu'moi. . . Mais pusque je m’sus lancée dans la déclaration, j'vous dis qu’votre ami est un faux ami, et, à c’que j’crès, c'est pas vous qu'avais chassé monsieur Auguste, mais ben votre cher ami.

DELORVAL.—Mais que viens-tu me conter là, Susette ! . . . Bien des choses, dis-tu ? . . . Et que disait-il ?

SUSETTE.—VY vous traitait d’vieil imbécile, d’vieille bête, d’vieux capricieux. V disait qu'y vous f'sait accroire tout c'qu’y voulait . . . et pis mille autres noms . . . C’qui u’:hoquait le plus, c'est que tout aussitôt y vous f’stit des amitiés que tout autre que moi aurait crues la vérité réelle.

DELORVAL.—Bellire disait cela ?

SusETTE.—Oui, monsieur Bellire.

DELORVAL.—Et quand cela ?

SuSETTE.—L/autre jour, lorsqu’y vint avec c'vieux jeune homme de dandy, qui porte perruque.

ser mof-

rte à le

connais-

mais j'me y entends npte. (Ça la façon.

pouille, et lest votre j'sus ben

. Mais j'vous dis s, c'est pas ben votre

er là, Su- Et que

e, d’vieille rous f’sait lle autres

que tout e que moi

bc c'vieux

DELORVAL.—Ce n'est pas possible, Susette . . . tu radotes , . . Bellire ! , . . parler contre moi!. Tet ! tet! tet !

SUSETTE.—Bon ! bon! vous vous gaussais d'moi, mais vous aurais p'têtre occasion d'me craire, dans peu. ( part.) C'te chare d'moiselle Car'line! (/7aut.) S'y vous plaît, monsieur, ayais donc la bonté d'aller consoler ma maîtresse.

DELORVAL.—J'y vais, j'y vais. (4 part, en s'en allant.) Vieil imbécile ! vieille bête ! (Z/ sors.)

Page 1