‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme]Chapitre 152 sur 203 · SCÈNE VII DELORVAL, BELLIRE · texte numérisé non relu

SCÈNE VII DELORVAL, BELLIRE

DELORVAL (à part).—Mais voici Bellire. (4 Bellire,.) Que d'obligations ne t'ai-je pas, mon cher Bellire ! . (1 lui serre la main.) Je ne pourrai jamais . .

BELLIRE.—Du tout, du tout, mon cher Delorval : le devoir, ma conscience m'y obligeaient. Je vous jure qu'il m'en a coûté de dévoiler cette affaire. Voyez-vous, je savais qu’Auguste en souffrirait, et la pensée que je serais peut-être l'instrument de sa disgrâce était pour moi un vrai martyre. Mais le devoir avant tout, surtout quand un ami est concerné.

DEÉLORVAL.—Généreux jeune homme ! , . .

BELLIRE.—Je suis vraiment fâché pour Auguste.

DELORVAL.—Ne prononce plus son nom, je t'en conjure. Ah! je vois que ce que tu me disais ce matin n'est malheureusement que trop vrai. Il peut être libertin, il peut être joueur, s'il est hypocrite . . . Mais parlons d’autre chose . . . Cher ami, j'ai pensé à toi depuis ce matin. Je te consens une donation de tous mes biens . . . Maïs une chose, .

BELLIRE.—Mais, monsieur.

DELORVAL.—Non, non, point de refus ; tu n'as qu'à te transporter chez mon notaire, et le prier de dresser l'acte au plus tôt. Une chose, par exemple .

BELLIRE.—Mais vos bontés, monsieur Delorval .

DELORVAL.—Ah çà ! pas de compliments ! c’est résolu. Une chose par exemple que je voudrais te recommander, ce serait de faire insérer une clause en faveur de Caroline. La pauvre enfant ! bien qu'elle ne soit que ma nièce, j'ai pour elle l’estime et l'amitié que je porterais à ma propre fille. Ainsi je ne voudrais pas qu’elle fût oubliée.

BELLIRE.—Oh ! comme de juste.

LH RÉPERTOIRE NATIONAI, 287

DELORVAL.—Bon ! cours chez le notaire, mon petit Bellire, J'ai hâte de voir cette affaire terminée.

BELLIRE.—Puisque vous le voulez. (7/7 sort.) Bellire.) nt

SCÈËNE VIII

rval : le DELORVAL.—Ce qui me chagrine, c'est la promesse ure qu'il que j'ai faite à Auguste de ne lui pas dire la cause de son vous, je expulsion. C’est bien tyrannique de se voir condamner je serais sans pouvoir être entendu. Ilest vrai que cela se voit r moi un assez souvent de nos jours, maïs je ne puis m'habituer à quand un ce mode, moi.

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