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MARTEL.—Oh ! tu as raison, ça ne se peut pas. Mais si le bonhomme prenait des informations ? . . S'ils’avisait d'écrire au curé de Saint-Auban, par exemple ?
BELLIRE.—]Impossible ! il me croit plus que lui-même, et la lettre eût suffi... . maïs il était plus sûr d’y joindre l'extrait.
MARTEY, — Impossible, dis-tu? c’est très possible, Bellire. Il pourrait survenir des soupçons au bon homme . . . il pourrait écrire. Alors que ferais-tu ?
BELLIRE.—Ma foi, je ne sais. Il y en a qui s’introduiraient la gueule d’un pistolet dans l’oreille, et puis paf ! tout est fini. Pourquoi n’en ferais-je pas autant ? Voltaire a dit :
‘ Quand on a tout perdu, quand on n’a plus d’espoir, ‘“ La vie est un opprobre, et le mort un devoir.”?
MARTEL.—Eh bien ! moi, je préférerais l'opinion de Racine, fils :
‘ Lâche qui veut mourir, ‘ Courageux qui peut vivre.”
Et j'irais voir les Vankées.
BELLIRE.— Tiens, le mignon . . . si l’on te donnait le temps de faire le voyage .
MaARTEL.—Oh ! sans doute . . . c’est une de mes conditions. (Z/s rient tous deux.) Ah ! ah! ah!
BELLIRE.—Badinage à part, ce serait épineux. Mais laissons là ce sujet ; ne pensons qu’au présent. D'ailleurs, comme je t'ai dit, je vais te présenter au bonhomme Delorval. Tu auras vu madame Auguste Richard . elle t’aura fracassé le tympan par ses plaintes contre son mari. Tu lui peindras ses yeux, ses. , .
MARTEL.—Comment seront ses yeux ?
BELLIRE.—Des yeux de femme, quoi ! . . Sûrement que le bonhomme ne s’avisera pas de douter, après tant de preuves.
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MaRTEL.—Très bien. Oh! je m’acquitterai de mon rôle.
BELLIRE.—Je n’en doute nullement, après avoir vu le préambule. Pour ma part je serai fidèle à ma promesse, et, aussitôt que les signatures auront été apposées à la donation, tu toucheras le montant dû pour ton trouble.
MaARTEL.—Eh ! je l'espère bien.