POURQUOI MON AME EST-ELLEÉ TRISTE
jl Ton ciel est pur et bean ; tes montagnes sublimes Élancent dans les airs leurs verdoyantes cimes ; % Tes fleuves, tes vallons, tes lacs et tes coteaux à | {ll Sont faits pour un grand peuple, un peuple de héros. à ll A grands traits la nature a d’une main hardie
| | Tracé tous ces tableaux, œuvre de son génie. | | | Et sans doute qu'aussi, pat un dernier effort, | 1 Elle y voulut placer un peuple libre et fort,
| Qui pût, comme le pin, résister à l'orage, 4 | | | Et dont le fier génie imitât son ouvrage. À | | | . Mais, hélas ! le destin sur ces hommes naïissants * | A jeté son courroux et maudit leurs enfants. 1 |
I1 veut qu'en leurs vallons, chassés comme la poudre, Il ne reste rien d'eux qu’un tombeau dont la foudre Aura brisé le nom, que l'avenir en vain
Voudra lire en passant sur le bord du chemin.
De nous, de nos aïeux la cendre profanée
Servira d'aliment au souffle de Borée ;
Nos noms seront perdus et nos chants en oubli, Abîme où tout sera bientôt enseveli.
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Ainsi chantait ma muse et sa lyre plaintive < Comme le vent du soir murmriait sur la rive ; : Mais les échos muets étaient sourds à sa voix,
Et le peuple qu’autrefois Enthousiasmaient ses chants, enivrait son histoire, | Peu soucieux de sa gloire, | S'endormait maintenant pour la première fois.
Hélas ! dans son insouciance
I1 passe comme un bruit qu’on oublie aussitôt : Rien de lui ne 4°:1 son nom ni sa puissance :
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| communes, puis sénateur ; a été président de l’Institut canadien de Québec et professeur de droit à l’université Laval; l’un des juges de la cour d'appel. Il est moït en 1892].
adien de les juges