AUX CANADIENS
—Peuple lpyal et brave, Qu'as-tu donc à pleurer ?
Quand tu serais esclave, Tu dois rire et chanter !
—Je pleure ma faiblesse, Je pouvais être heureux ; Croupi dans la mollesse, Je ne suis plus qu’un gueux,
Je pleure mon amante, L'épouse des humains ; Ma lâche indifférence A trahi ses destins.
Je pleure la patrie,
Je pleure un bien perdu, La liberté ravie, L'honneur et la vertu.
Ma douleur est profonde :
Je rêvais un beau jour ; Je n'ai plus rien au monde Que l'espoir et l'amour.
Indigne de nos pères, L'élite des guerriers,
J'ai taché leurs bannières, ai flétri leurs lauriers.
—Peuple loyal et brave, Tu ne dois pas pleurer ; Quand tu serais esclave, Tu dois rire et chanter !
ARTHEH,