IT M. DE LORIMIFER ANNONÇANT SON SORT À SON ÉPOUSE
Prison de Montréal, 12 février 1839.
Ma chère Henriette,
+ te à 0 + » « + + « + «+ Dans ce monde tout change à l'instant : aujourd'hui espérance, demain désespoir. Il faut s'attendre à avoir des malheurs dans la vie humaine, c’est le sort qui attend tous les hommes. Non seulement l’homme montre du courage, de la grandeur d'âme dans les vicissitudes, les dangers et les malheurs, mais la femme se montre sa rivale dans plus d’une occasion. Je te prie de te montrer digne de moi, et de montrer à tes enfants le courage et la vertu d’une femme chrétienne. Quel que soit le sort qui m'attend, qui peut-être sera funeste, ne te laisse pas aller à la Gouleur, mais pense et vis pour tes enfants, qui ont grandement besoin de toi. Je ne dois plus te le dissimuler, mon sort est fixé .
Mon cher cousin Chevalier te le dira de vive voix, je l’en ai chargé par une lettre. Aujourd’hui à trois heures P. M., la notification m a été donnée par M. Day et Muller, en même temps qu’à l’infortuné Hindenlang, de me préparer
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