‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme]Chapitre 90 sur 203 · STANCES À LA MÉMOIRE D'UN AMI · texte numérisé non relu

STANCES À LA MÉMOIRE D'UN AMI

A tes vingt ans hornant ta course,

Lorsque l'ange de mort vint te fermer les yeux, Ce fut pour t'introduire aux cieux

Où tes jours seront beaux sans tarir à leur source.

La vie est triste et monotone, Murimurait ta jeune âme étrangère ici-bas, Ainsi quittant nos froids climats, Loin de nous l'oiseau fuit devant le pâle automne,

Notre estime fut ton partage ;

Nous pensions que tes jours devaient couler sans fiel ; Mais ton regard fixait le ciel,

Et la terre n’a point un si noble héritage.

Pour tes parents quelles alarmes !

T'oi si jeune, et la mort te frappe à ton matin ! Oh! qui prévoyait ce destin,

Et qui songeait hier à verser tant de larmes !

L'amitié pour toi prend le deuil, Vouant de longs regrets à ta vie éphémère.

Hélas ! notre douleur amère Survivra dans notre Âme à l'oubli du cercueil.

F, M. DEROME

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