STANCES À LA MÉMOIRE D'UN AMI
A tes vingt ans hornant ta course,
Lorsque l'ange de mort vint te fermer les yeux, Ce fut pour t'introduire aux cieux
Où tes jours seront beaux sans tarir à leur source.
La vie est triste et monotone, Murimurait ta jeune âme étrangère ici-bas, Ainsi quittant nos froids climats, Loin de nous l'oiseau fuit devant le pâle automne,
Notre estime fut ton partage ;
Nous pensions que tes jours devaient couler sans fiel ; Mais ton regard fixait le ciel,
Et la terre n’a point un si noble héritage.
Pour tes parents quelles alarmes !
T'oi si jeune, et la mort te frappe à ton matin ! Oh! qui prévoyait ce destin,
Et qui songeait hier à verser tant de larmes !
L'amitié pour toi prend le deuil, Vouant de longs regrets à ta vie éphémère.
Hélas ! notre douleur amère Survivra dans notre Âme à l'oubli du cercueil.
F, M. DEROME