‹ Le Repeuplement des Eaux à Truites: Choix d'une MéthodeChapitre 11 sur 24 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

TECHNIQUE DU REPEUPLEMENT PAR DEVERSEMENT D’ALEVINS

& Il ne faut pas, nous dit le Professeur LÉGER, deman- « der à la rivière plus qu’elle ne peut produire, et, en « conséquence, ne pas lui donner plus d’alevins qu’elle ne « peut en nourrir. » C’est pourquoi le Professeur LÉGER commence par déterminer ce qu’il appelle la « capacité biogénique » de la rivière considérée en tenant compte . de multiples facteurs au nombre desquels il convient de citer la structure et le caractère des rives et du fond, la nature de l’eau, de la flore et de la faune. On obtient ainsi une échelle de rendement comportant 10 degrés « qui est « l’expression la plus simple de la capacité productrice « de la rivière, donc de sa valeur nutritive pour le pois- « son et que, pour cette raison, j'ai appelée capacité « biogénique. » Ces 10 degrés sont exprimés en chiffres romains de 1 (rivières pauvres) à X (rivières riches). Puis la capacité biogénique étant déterminée, le Professeur LÉGER, grâce aux-formules suivantes, fixe le rendement et le lancement.

ment Rendement = K — 8 L HVIÈEES P que Lancement — N — 20 6 L

Réndement-— K = 8 + 5

Rivières surcreusées À s Lancement — N — 10 8 (L +5)

Dans ces formules :

K représente le rendement annuel en kilogrammes par kilomètre.

B le degré de capacité biogénique.

L la largeur mouillée du cours d’eau.

N le nombre d’alevins de six mois à immerger au kilomètre.

Conclusion pratique : Si on désire produire de belles truites, il ne faut pas surpeupler la rivière puisque quand le nombre de poissons au kilomètre croit, le poids moyen de chaque unité diminue proportionnellement, K fonction de B demeurant constant.

Le Docteur BARBELLION nous rapporte le point de vue des Américains qui est un .peu différent : « dans les « environs des grandes villes, le nombre des pêcheurs est « si grand le samedi et le dimanche qu’on a été amené à « lâcher, dans les rivières, quelques jours auparavant, un « lot de poissons d’une taille déjà satisfaisante... dont la « plupart sont capturés quelques heures plus tard. » Mais. dans ce eas là, peut-on encore parler de pêche ?

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