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embryonnés. Nous ne dirons rien de cette méthode qui sera étudiée dans un prochain chapitre.
Certains pisciculteurs prétendant à juste titre que l’acclimatation précoce aguerrit et prépare le poisson à la lutte pour la vie, ont voulu déverser des alevins vésiculés. Cette méthode est séduisante, car de tels sujets n’ont encore souffert ni de la faim ni de la captivité; de plus, pendant une ou deux semaines, ils vont continuer à vivre sur les réserves de leur vésicule, ce qui leur donne le temps de s’accomoder à leur nouvelle existence; enfin, ils restent cachés, ne circulent pas, et, de ce fait, échappent plus facilement à leurs ennemis que les truitelles de six mois qui ne connaissant pas encore le danger sont très facilement repérables. Mais ces alevins sont, eux aussi, issus de géniteurs élevés en bassins, ce qui, nous le verrons, leur enlève beaucoup de qualités.
On peut enfin avoir recours à des alevins de trois mois, de huit mois, d’un an et plus. Le nombre d’alevins à immerger est, dans ce cas, en proportion inverse de leur âge. La technique du déversement demeure la même.