‹ Le Repeuplement des Eaux à Truites: Choix d'une MéthodeChapitre 13 sur 24 · AT · texte numérisé non relu

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dons (°) que l’on recherchera plutôt larges que hauts afin d'assurer une grande surface de contact avec l’air. Les bidons sont remplis avec l’eau des bassins d’ élevage. L'expérience a montré qu’il est préférable de mettre les alevins dans les bidons quarante-huit heures avant leur expédition. Durant ces deux ; jours, on ne leur donnera pas de nourriture, mais l’eau sera renouvelée de façon continue. Ainsi les alevins voyageant à jeun ne souilleront pas l’eau du bidon de leurs déjections. :

Pour diminuer les besoins en oxygène des alevins, on abaisse graduellement la température de l’eau avec de la glace placée dans un petit réservoir que l’on engage dans l’ouverture du bidon. En observant le comportement des alevins, il est facile de savoir si la teneur de l’eau en oxygène est suffisante : s’ils sont rassemblés au fond du bidon, tout va bien; s'ils se tiennent en surface, la tête à fleur d’eau, humant Pair du bout du nez, c’est qu'ils s’asphyxient: il faut alors aérer (!') l’eau au moyen d’un insufflateur (°°).

Durant Le trans port, les bidons seront placés à V onbtes + si le temps est chaud, on les enveloppera dans un sac

mouillé.

L’immersion est la phase la plus délicate de l’alevinage,

(10) On place les alevins ‘dans les bidons à raison d’une centaine. par 50 litres d’eau à 5° (alevins de 10 cm. de long).

(11) On peut-également changer l’eau, mais ce n’est pas très recommandé. Dans ce cas, il faut surtout veiller à ne pas soumettre les alevins à une brusque variation de température.

(12) Une pompe ‘de bicyclette, à laquelle on adapte un tuyau de caoutchouc, fait parfaitement l’affaire. Il existe des appareils qui comportent un dispositif permettant d’injecter directement l’oxygène. -

SNA rues

Pour opérer correctement, mieux vaut se munir d’un seau spécial analogue au modèle préconisé par le Professeur Lécer. C’est un récipient haut de 18 cm. à base circulaire mesurant environ 15 cm. de diamètre, muni d’une anse à sa partie supérieure et d’un anneau à sa partie inférieure. Une fenêtre de 4 à 5 cm. de haut sur 12 cm. de long découpée au-dessous du rebord supérieur est fermée par un grillage à mailles fines (maille de 1 mm. à 1 mm. 5).

Dans un premier temps, on videra un peu d’eau du bidon que l’on remplacera par de l’eau de la rivière. . On recommencera l'opération toutes les dix minutes jusqu’à ce que l’eau du bidon soit à la température de () celle du lieu de déversement. Il est de ce fait intéressant de se munir d’un thermomètre. Dans un deuxième temps, on immergera les alevins; cette opération s'effectuera facilement grâce au seau spécial qui, fixé par son anse à l'extrémité d’une gaule, sera amené au niveau de la surface de la rivière et doucement basculé au moyen d’une

ficelle passée dans l’anneau prévu à cet effet.

En définitive, notre principal souci sera d'éviter aux alevins tout choc superflu.

On peut également envisager le repeuplement non plus avec dés truitelles de six mois, mais avec des œufs

(13) « Cette opération doit être faite même si l’eau du bidon est à « la température de celle de la rivière, car deux eaux de même tempé- « rature peuvent présenter, au point de vue de l’aération comme du « milieu organique et chimique, de grandes différences » (M. Roca, Le peuplement par alevins des rivières à truites).

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