REP ES
Dans un très faible courant, l'appareil sera placé perpendiculairement à la rive. Le « Pisciculteur » sus- + pendu par deux œillets pris comme points d’attache sur la face aval de l’appareil prend une position inclinée de haut en bas et d’amont en aval, position qu’il doit conserver une fois immergé. Les œufs entraînés par l’eau vers la grille d’aval doivent alors être vus à travers cette grille.
Dans un courant plus accentué, les œufs seront collés par la force de l’eau sur la grille d’aval. Comme cette position anormale nuit à leur développement, il est dans ce cas préférable de placer l’incubateur parallèlement à la rive, dans une position verticale et non plus oblique.
M. L. PERRUCHE recommande de placer l’incubateur dans un petit canal de dérivation à faible courant et d’installer en amont de l’appareil un clayonnage propre à réduire la force du courant et à arrêter les matières en suspension qui seraient susceptibles de venir se déposer sur les mailles des toiles métalliques, réduisant de ce fait la circulation de l’eau à l’intérieur du « Pisciculteur ».
| Lorsque les’alevins sont éclos, on les laisse dans l’appareil jusqu'à ce qu’ils aient résorbé leur vésicule vitelline. On peut sans inconvénient prolonger quelque peu cette captivité, car nos jeunes poissons trouvent dans le plancton un aliment suffisant. US
IL est possible d'augmenter le rendement de la méthode en gardant dans des bacs les alevins produits et en les nourrissant avec de la pulpe de rate. Cette pratique nous paraît cependant condamnable, ear elle risque de donner aux jeunes truitelles de fâcheuses habitudes.
« Les résultats obtenus avec la méthode CARAJAT sont « excellents, nous dit M. L. PERRUCHE, et les rendements
BA Pere
« sont très élevés. Avant la guerre, au premier essai que & j'ai fait de cette méthode avec quelques amis, sur la « Bresle, le déchet n’atteignait pas 10 %. Ceci avec une « surveillance nulle, »
Utilisation du matériel de pisciculture volante (°°).
De son côté, le Docteur Léon JAMMES à mis au point un appareil de « pisciculture volante ». L'appareil emballé se présente sous la forme d’une caisse longue d'environ O0 m. 80, large et haute de 0m. 24 et renfermant tout le matériel nécessaire pour l'élevage de six mille œufs. À l’intérieur se trouvent deux autres boîtes rentrant l’une dans l’autre, de même forme et de même aspect que la boîte enveloppante. Chacune de ces trois boîtes constitue une auge d'élevage ou incubateur. La plus petite des trois renferme les objets destinés à l’équipement de l’ensemble. - |
L'appareil, une fois monté, se présente ainsi : l’eau qui coule dans chaque incubateur passe d’abord dans un espace libre situé entre la paroi et une cloison, puis sous cette cloison et enfin remonte entre les baguettes de verre formant le plancher sur lequel reposent les œufs. L'eau. usée s’écoule par un bec muni d’un fin grillage métallique.
(20) Les documents que nous possédons relatifs à l’utilisation du « Pisciculteur Carajat » et du matériel de « Pisciculture volante ». * nous ont été aimablement communiqués par lPInstitut d'Hydrobiologie et de Pisciculture de la Faculté de Toulouse.
Qu'il nous soit permis de remercier ici M. Marcel SecoNparT, dont les conseils nous furent si précieux,
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Il est bon de noter que chaque incubateur doit être alimenté en eau séparément. Le procédé qui consiste à faire couler l’eau d’une auge dans l’autre est toujours mauvais, soit parce que l’eau perd progressivement son oxygène du fait de la respiration des œufs ou des alevins, soit parce que les maladies possibles de ceux-ci peuvent ainsi se transmettre d’une boîte à l’autre. La meilleure disposition, qui est en même temps la plus simple, consiste donc à placer les appareils côte à côte dans le sens de leur longueur.
L'eau destinée à irriguer les incubateurs doit réunir un certain nombre de qualités, mais comme toute eau qui nourrit la truite est en principe utilisable, nous alimenterons les auges avec l’eau de la rivière que nous désirons repeupler. La distribution dans les incubateurs peut être faite soit à l’aide d’un robinet par appareil, soit à l’aide
. d’une canalisation plus simple percée d’un trou par appareil. On doit régler le courant dans l’incubateur de manière à ce qu'il ne déplace pas les œufs et, à partir de l’éclosion, qu’il ne refoule pas les jeunes vers la sortie de l’eau. On peut admettre qu’il faut laisser passer dans chaque auge au moins un litre d’eau par minute.
Il est bon d’établir la circulation de l’eau dans les appa-
reils quelques jours avant la mise en place des œufs, ceci
pour assurer le lavage des auges et aussi pour vérifñer le’ bon fonctionnement de l'installation.
Lorsque les œufs sont placés dans les incubateurs et jusqu’à l’éclosion, il suffit de visiter les bacs une fois par jour pour enlever les œufs morts et nettoyer les auges au moyen d’une pipette spéciale. \
Au moment de l’éclosion, on voit l’enveloppe des œufs
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se fendré; les nouveaux-nés se dégagent et, s’insinuant entre les baguettes de verre, tombent au fond de l’auge. Quand toutes les naissances ont eu lieu, on enlève les baguettes de verre et leurs supports, mais on laisse en place la cloison transversale qui continue à diriger l’eau traversant TVincubateur. Les jeunes truites se trouvent alors placées au fond de l’incubateur et pendant quelques jours il suflira de les surveiller comme on surveillait les œufs en enlevant les sujets morts.
Les bacs qui ont servi d’incubateurs permettent done, | après enlèvement des tubes de verre, de conserver captifs les alevins qui seront alors nourris avec de la pulpe de rate; il est RSISRQRIE croyons-nous, de les déverser dans la rivière.
Le déversement devra être effectué avec tous les soins désirables. Pour mener à bien cette opération, on s’inspi-. rera des principes que nous avons exposés dans la deuxième partie de ce travail.
CS
Nous avons donc à notre disposition deux excellentes méthodes d’incubation. Le choix de la meilleure est affaire de goût et de moyens...: il est donc difficile de se prononcer.
Le Pisciculteur CARAJAT est un appareil qui fonctionne sans surveillance aucune; cela est rendu possible par le fait que chaque œuf étant isolé de ses voisins, les risques de contamination d’un œuf sain par un œuf malade sont.