CONCLUSION
« Le peuplement de nos cours d’eau « se réaliserait sans aucune interven- « tion, s’il était possible de supprimer , * « rigoureusement ‘toutes les causes de « dépeuplement. »
(G. GuÉNauUx, La Pisciculture.)
Nous avons donc à notre disposition trois méthodes pour assurer le repeuplement des rivières à truites. Chacune a ses indications, que nous résumons dans le tableau ci-dessous :
Méthode de choix à employer
| le plus souvent possible.
Pisciculture naturelle : Sufisante pour des cours
d’eau normalement peu-
| plés, peu pêchés et non braconnés.
À employer lorsque la pisci- Emploi d'œufs embryon- culture naturelle se rénés provenant de géni-
teurs sauvages :
vèle impuissante à maintenir le taux optimum de peuplement.
Déversement d'alevins| "A proscrire sauf pour l’intropris dans des établisse- duction d’espèces exoments de salmonicul- tiques (truites arc - en -
- ture : ; ciel).
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Il est cependant bien évident que toute méthode de repeuplement, quelle que soit sa valeur propre, demeurera inopérante tant qu’une politique piscicole, digne de ce nom, ne protègera pas nos cours d’eau.
Il nous faut donc obtenir :
— La refonte de la législation en vigueur.
— Des gardes pour faire respecter la loi.
Li] .
— L'aménagement rationnel des installations hydro-
électriques.
— La lutte contre la pollution des eaux.
Ce sont les premières réformes à accomplir, les plus urgentes.
Cela fait, s’il nous reste encore quelques truites, le
choix d’une méthode de repeuplement sera chose aisée : il suffira de ne pas contrarier la nature.
Souhaitons que ce jour soit proche.