‹ Le rértoire littéraire;Chapitre 136 sur 267 · D. LE VI · texte numérisé non relu

D. LE VI

lorsqu'on entoure de langes* leurs jeunes intelligences, qui ne demandent que de l'aisance, de la liberté et du développement; ou lorsqu'on les aveuglepour vouloir les éclairer

trop vite ?

Grâces à vous, mesdames, vos élèves auront grandi en esprit, en caractère, en raison ; vos élèves seront des femmes dignes de paraître dans la société avec les qualités qu'elles devront à vos lumières et à votre prudence.

Ce ne seront point de petits perroquets, de petites pédantes qui auront d'autant plus de vanité, qu'elles auront plus d'ignoranceb ; ce ne seront pas des femmes futiles qui, dans leur ménage, n'apporteront pour dot morale et intellectuelle qu'une romance plaintive ou les brillantes variations de Hertz c. À moins de destination spéciale, les arts d'agrément qu'elles auront appris ne seront pour elles que d'aimables accessoires, d'utiles préservatifs contre l'ennui, la solitude, ou de charmantes distractions de société, qui feront ressortir davantage leur instruction, leur goût

et leur bon sensd u

Le règne de la beauté et des caprices cesse bientôt,. Tàge de l'enchantement s'enfuit comme l'ombre, et si le bon sens, les qualités morales et religieuses, l'esprit cultivé, ne sont pas là pour succéder aux ravages du temps, que restet-il ? Aux unes, des conversations frivoles, languissantes, ennuyeuses ; aux autres, des regrets et des larmes, peutêtre la misère ; car dans un siècle où la main de fer des révolutions et des épidémies renverse les fortunes et décime les populations, quelles ressources trouvera la mère de famille qui n'aura pas, pour la sauver du naufrage, elle et ses enfants, le secours de l'éducation et de l'instruction?

D. LÉ VI. (Voyez la page 46.)

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