RÈGNE DE CHARLEMAGNE
roi des Visigoths, à Poitiers, en 507, etc. Il mourut à Paris en 511 , e laissa quatre fils, Thierry (ou Théodoric), Clodomir, Childebert et Clotaire.
b Clotilde, fille de Chilpéric, roi de Bourgogne, était chrétienne, belle, spirituelle, bonne et pieuse ; c'était une princesse accomplie. Gondebaud, son oncle, ayant massacré Chilpéric et toute sa famille pour s'emparer de la couronne, elle vivait renfermée dans le palais de l'usurpateur ; mais le bruit de sa beauté étant parvenu jusqu'à Clovis, celui-ci la demanda en mariage à Gondebaud, qui n'osa la lui refuser; et il l'épousa à Soissons en 493.
c Les Allemands, ainsi que les Francs, naguère rivaux de gloire et de puissance, avaient ravagé les Gaules pendant deux siècles. Kestés seuls dans leur ancienne patrie, ils se regardaient comme exclus d'un héritage qu'ils croyaient devoir être commun, et combattaient pour le recouvrer.
d Les Francs étaient divisés en tribus : celle des Ripuaires et celle des Saliens, qui avaient Clovis pour roi, étaient les plus considérables.
e Tolbiac, aujourd'hui Zulpich ou Zulz.
f Quelque temps après cette bataille, ce même fils (Clodoric), excité par les conseils de Clovis, assassina son père, et fut tué à son tour par des émissaires de Clovis, qui, par ce double crime, se rendit maître de la tribu des Ripuaires.
g Aurélian, ministre de Clovis, était gaulois et chrétien ; ce fut lui qui négocia son mariage avec Clotilde.
h Saint-Remi, ou Rémy, évêque de Reims, s'était concilié l'estime et l'amitié des Francs pendant la guerre de Soissons ; ce fut lui surtout qui instruisit Clovis dans les vérités de la religion.
RÈGNE DE CHARLEMAGNEa.
C harlem agne songea à tenir le pouvoir de la noblesse dans ses limites, et à empêcher l'oppression du clergé et des hommes libres. Il mit un tel tempérament dans les ordres de l'Etat, qu'ils furent contrebalancés, et qu'il resta le maître. Tout fut uni par la force de son génie. Il mena continuellement la noblesse d'expédition en expédition ; il ne lui laissa pas le temps de former des desseins, et l'occupa tout entière à suivre les siens. L'Empire se maintint par la grandeur du chef: le prince était grand, l'homme l'était davantage. Les rois, ses enfants, furent ses premiers sujets, les instruments de son pouvoir, et les