RÈGNE DE LOUIS XIV
titres par des hommes dont l'hommage n'est pas suspect, mais qui avaient eux-mêmes trop de talent pour insulter au siècle du génie; je veux parler de Montesquieu, de Voltaire et de Frédéric./ Mais aujourd'hui, que fait un esprit préoccupé de nos idées modernes ? il fait un crime à Louis XIV de n'avoir pas régné d'après des formes et des vues qui n'étaient pas celles de son temps. Quelques écarts de politique, quelques erreurs d'ambition, des fautes personnelles qu'il a eu le courage de se reprocher luimême, voilà ce que l'on considère uniquement, et ce qui donne lieu aux plus violentes déclamations. Eh î il n'est pas de simple particulier qui, dans la conduite de ses affaires domestiques, ne fasse quelque faute, et l'on voudrait qu'il n'y eût pas une seule tache dans un règne de soixante ans de gloire et de prospérité î Où est ici l'équité ? et que peuvent au reste contre lui les clameurs de la médiocrité ? Les vains détracteurs passent, et la gloire reste. Louis a donné son nom à son siècle pour jamais, et la postérité ne cessera de dire: Le siècle de Louis XIV, comme, après deux mille ans, elle dit encore : Le siècle d'Auguste. L'abbé de Frayssinous.
Frayssinous (Denis, comte de),
Né en 1765. Evêque d'Hermopolis, membre de l'Académie française; avant la révolution de 1830, pair de France, ministre des affaires ecclésiastiques et de l'instruction publique; aujourd'hui, resté dévoué à la famille déchue de Charles X, il occupe auprès d'elle d'honorables fonctions.
a La Flandre, la Franche-Comté, Y Alsace, conquises par Louis XIF; Y Artois, le Roussillon, par Louis XIII, mais réunis à la couronne par Louis XIV ; le Nivernais, qui y fut aussi réuni par l'extinction de la féodalité.
b Charles //(frère cadet de Marie-Thérèse, voyez la page 314) roi d'Espagne, n'ayant pas d'héritier direct, reconnut, par testament, pour successeur Philippe, duc d'Anjou, second fils du Dauphin fils de Louis XIV.