‹ Le rétablissement immédiat de la continuité intestinale par invagination colo-rectale sur drainChapitre 14 sur 28 · B) LA QUESTION DU DRAINAGE · texte numérisé non relu

B) LA QUESTION DU DRAINAGE

Dans les 13 cas que nous étudions, la question du drainage a été, elle aussi, diversement résolue.

Dans deux cas on a fermé sans drainage. L'un de ces cas s’est terminé par-la mort par occlusion au 6° jour, mais sans qu’on puisse en accuser l’absence de drainage. Dans deux autres cas, on a drainé par tube ou lame de caoutchouc. Enfin tous les autres ont été drainés par des mèches.

” La fermeture sans drainage est à proscrire formellement : d’une part, l'intervention comporte l’ouverture de l’intestin et, malgré les précautions prises, on

n’est pas absolument sûr que la grande cavité péri-

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tonéale n’ait pas été souillée; d’autre part, malgré la dérivation des matières, on doit compter avec la pos-

sibilité d’un lâchage plus ou moins partiel des sutures.

La question du drainage étant toujours, elle aussi, résolue par l’affirmative, ‘doit-on drainer par tube, lame ou mèche ? T1 semble que cette question ne soit pas primordiale ét que lesséntiel soit de draïner. Pourtant, de plus en plus, dans le service, on a tendance à utiliser les mèches. En général, on met ‘une mèche de chaque côté de la suture et on fait sortir ces deux mèches par la partie basse de lincision. Elles isolent ainsi la suture de la grande cavité péritonéale

et s’opposeraient en cas de làchage à la diffusion de

l'infection.

Enfin, dans un cas très particulier, nous avons été amenés à modifier la technique du drainage et aussi un ‘peu célle de l’exérèse. I ‘s’agissait d'un malade chez qui nous ‘pensions pouvoir ‘mener à bien l’opération typique. Mais, exploration des lésions ét leur dissection ‘nous ‘ont ‘ämenés, ‘pour faire une résection assez ‘étendue, à dépasser ‘en bas le cul-de-sac de Douglas. Dans ce:cas il aurait été logique ‘de ‘recourir à la résection par voie abdomino-sacrée. Mais le côlon, dont la longueur auraït été suffisante à condition de rétablir la continuité par voie ‘abdominale, aurait «été trop court ‘pour pouvoir être amené au périnée. ‘Or, ce Malade ‘n'avait ‘accepté l'intervention qu’à la ‘condition formelle de ne pas avoir à ‘subir ‘toute sa vie

ET es

l'infirmité d’un anus artificiel. Dans ces conditions nous avons pratiqué l’anastomose par suture et invagination sur drain. Le péritoine a été fermé autour du côlon, au-dessus de la suture. Nous avons terminé l'intervention par un drainage au moyen de deux mèches placées au contact de la suture par voie périnéo-sacrée. Les suites ont été excellentes. Mais cette technique doit rester une technique d'exception. Et il semble que dans cés cas il soit préférable de recourir à la résection par voie abdomino-sacrée, avec au besoin mobilisation du périnée, si anse côlique est trop courte.

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